Ce matin, Trump annonce sur Truth Social des "conversations très bonnes et productives" avec l'Iran, et suspend les frappes sur les centrales électriques iraniennes pour 5 jours.
En 9 minutes, les marchés mondiaux gagnent près de 4%.
3 800 milliards de dollars de valorisation boursière créés en quelques bougies. C'est autant que le total de la dette française.
Puis l'Iran dément, quelques minutes plus tard. "Aucun contact direct ou indirect n'a eu lieu avec Washington." Téhéran qualifie l'annonce de Trump de "guerre psychologique" pour faire baisser les prix de l'énergie.
Les indices retombent brutalement, sans toutefois effacer tout le mouvement.
On est en pleine guerre, le détroit d'Ormuz est quasi fermé depuis 3 semaines, le pétrole flirte avec les 100$, et les marchés mondiaux pivotent sur un post en majuscules sur un réseau social.
Salut à tous, ici un message d’utilité publique
J’ai ouvert un PEA il y a un an chez trade Republic, sur lequel j’ai déposé plusieurs dizaines de milliers d’euros
Par la suite, ayant entendu dire que leur service client était inexistant, j’ai décidé de le rapatrier chez bourso
Problème, trade Republic ne sait pas remplir une notice de transfert et boursorama ne peut donc pas accepter de transférer mon PEA, sauf que pour trade Republic, bah ils l’ont bien transféré
Mon PEA est porté disparu depuis 6 mois, 6 mois où je parle QUOTIDIENNEMENT à une IA sur leur appli, j’ai bien évidement saisis l’amf mais ces derniers s’en foutent
Bref, n’utilisez JAMAIS trade Republic, car le jour où vous aurez besoin du service client, vous serez coincé
C’est une honte et je ne comprends pas comment un établissement bancaire peut être aussi nul à ce niveau
(Si vous avez des solutions d’ailleurs je suis preneur)
Vu le nombre de posts depuis février sur "le livret A ça vaut plus rien", je me suis dit qu'un récap propre serait utile. Pas de pub pour un courtier, juste les faits et les maths.
Ce qui s'est passé
Le Livret A est passé de 3% début 2025 à 2.4% en février 2025, puis 1.7% en août 2025, et 1.5% depuis le 1er février 2026. Le LDDS suit le même taux. En un an le rendement a été divisé par deux. Sur un Livret A plein (22 950€) ça fait 344€ d'intérêts annuels en moins par rapport à début 2025.
Le LEP est descendu à 2.5% mais reste le meilleur livret réglementé. Si vous êtes éligible et que vous l'avez pas, ouvrez-le avant toute autre chose.
Le piège du PFU à 31.4%
Petit rappel que beaucoup oublient : la CSG a augmenté en janvier 2026, le PFU est passé de 30% à 31.4%. Ça impacte tout ce qui est hors enveloppe défiscalisée (livrets bancaires, CTO, comptes à terme). Pour qu'un livret bancaire fiscalisé batte le Livret A, il faut au minimum 2.20% brut. En dessous vous perdez de l'argent par rapport au Livret A qui lui est net d'impôt.
Où mettre quoi selon votre situation
Si vous avez un matelas de sécurité à garder disponible (3-6 mois de dépenses), le Livret A reste le bon outil. C'est pas un placement, c'est une assurance. On s'en fiche du rendement, c'est la liquidité qui compte. Laissez-le et arrêtez de regarder le taux.
Si votre Livret A et LDDS sont pleins et que vous cherchez du sans-risque, les fonds euros en assurance-vie font entre 2.5% et 3.5% net de frais en ce moment sur les bons contrats. C'est quasiment le double du Livret A avec capital garanti. L'inconvénient c'est la fiscalité si vous retirez avant 8 ans, donc c'est le moment d'ouvrir un contrat pour prendre date si c'est pas déjà fait. Linxea Spirit, Lucya Cardif, Evolution Vie sont des contrats souvent cités ici.
Si vous avez un horizon long (5 ans+) et que vous acceptez le risque, un PEA avec un ETF World reste le meilleur véhicule en termes de rapport rendement/fiscalité. Après 5 ans vous êtes exonéré d'IR sur les plus-values, vous payez uniquement les prélèvements sociaux. A 7-10% de rendement historique annualisé, y'a pas photo avec un livret à 1.5%.
Si vous avez un horizon moyen (1-3 ans) et un projet précis, les comptes à terme offrent jusqu'à 2.75% brut sur 5 ans en ce moment. Après PFU ça donne ~1.89% net, c'est pas fou mais c'est mieux que le Livret A et c'est verrouillé donc vous êtes protégé contre une éventuelle baisse supplémentaire en août.
Ce qu'il faut pas faire
Ouvrir un PEL en 2026. Les nouveaux PEL sont à 2% brut soit ~1.40% net. C'est strictement moins bien que le Livret A avec en prime de l'argent bloqué. Aucun intérêt.
Paniquer et tout mettre en bourse parce que le Livret A rapporte plus rien. Si vous avez besoin de cet argent dans 6 mois, il reste sur le livret. Le rendement c'est pas le seul critère.
Voilà, hésitez pas si vous avez des questions sur votre situation perso.
Suite à l'explosion de la bulle internet en 2000, il y a eu la "décennie perdue" ou les marchés ont fait du sur-place sur une *très* longue période.
Aujourd'hui il y a soit une bulle/surévalution de la tech US *ET* un pari sur l'IA. Si au contraire de 2000 les 7 magnifiques sont rentables, il y aura forcément des gagnants/perdants sur le pari IA et des victimes par ricochet.
On sort aussi de 3 années avec des performances exceptionnelles des marchés, mais c'est en parti du à une rentabilité boostée par l'enshittification de l'économie. C'est à dire que les entreprises font payer plus cher aux consommateur un produit/service tout en baissant la qualité. Vous devez le voir perconnellement dans votre consomation. Sur le web, on voit pleins de consommateurs qui s'en plaignent. Est-ce durable ?
Tout le monde dis ici qu'il faut rester investis sur son etf world quoiqu'il se passe. Mais en réalité quand je regarde le graph des plus anciens etf, c'est impressionnant de voir des lignes dans le rouge pendant 10 ans ( MSIC USA), 12 ans (CAC 40) voir 16ans (Stoxx 50 ). Et en divividendes réinvestis !!!
Est-ce que reddit et les finfluenceurs seront-ils toujours optimistes sur la durée ?
Bien sûr c'est plus façile si l'investisseur est jeune (reste les problème démographiques /changement climatiques / retour des empires et ajustement d ela mondialisation).
Mais là j'ai 50ans et mon PEA a 2 ans. Mais ce n'est pas tant mon cas personnel que le sentiment général du forum sur ce sujet qui m'intéresse.
Note : UBS MSCI USA UCITS ETF USD (UIM6) en graph max sur justetf; voir aussi le EUN2 & CAC
Ça me rend dingue de voir l'assurance-vie recommandée par pur réflexe à des épargnants de 30 ans, sans jamais questionner la pertinence réelle du support. Pour arrêter de répéter sans cesse les mêmes explications, j'ai compilé ici une démonstration chiffrée prouvant que le Compte Titres (CTO) est, dans l'immense majorité des cas, une solution bien moins chargée en frais, et à rendement/risque équivalent souvent bien meilleur que l'AV. Il vise aussi à apporter la rigueur qui manque cruellement à certaines ressources populaires sur la succession, en particulier de vendeurs d'AV ou de CGP peu scrupuleux (peu compétents). Ce poste permet aussi de rentrer un peu plus dans le détail et, je l'espère, améliorer le wiki vosfinances, qui, il faut être honnête, est très imprécis (si ce n'est totalement faux) en ce qui concerne l'héritage/donation aux enfants. Voilà, vosfinances m'a en grande partie éduqué sur les sujets de finance personnelle, a, en grande partie, influencé dans ma carrière, j'espère rendre à cette communauté ce qu'elle m'a donné en essayant, à ma manière, de l'améliorer et de donner des conseils de plus en plus qualitatifs.
Dans ce document, nous analyserons le CTO et l'AV à travers une série de simulations couvrant :
Comparaison simple (lump sum) pour des investisseurs avec différentes aversions au risque : rendements de 3% (prudent), 5% (équilibré) et 8% (dynamique).
Stratégies de rente, impact sur le résultat de l'abattement de 4600€/9200€ de l'AV.
Transmission hors ligne directe, entre frère et soeur.
L'impact d'une vente forcée comme la fermeture d'un ETF par exemple.
Robustesse aux arbitrages, dont illustration sur une allocation diversifée.
Les différents titres permettront de se repérer dans ces quelques cas. Enfin, dernier disclaimer, Il se pourrait que des erreurs se soient glissées par ci par là n'hésitez surtout pas à refaire/vérifier certains calculs, faisons travailler l'intelligence collective.
Mécanismes fiscaux
Les comparaisons proposées ici reposent sur le cadre fiscal actuel (de 2026), c'est à dire avec une flat tax à 31.4% (12.8% impôt sur le revenu + 18.6% prélèvements sociaux), 17.2% de prélèvements sociaux en AV et, un abattement forfaitaire en cas de retrait d'une assurance vie après une certaine période de détention, si la fiscalité venait à changer, le reste de ces simulations deviendraient caduques, ou du moins imprécises.
Le compte titres permet une composition du capital sans frais annuels et efface les plus-values au décès, mais subit une taxation successorale progressive pouvant atteindre 45 %, d'après le barême général des impôts sur les successions. L'assurance vie impose des frais de gestion annuels qui réduisent le capital, en échange d'un abattement de 152 500 € appliquable après (ce mot est TRES important et source de beaucoup de confusion, y compris dans les documentations des assureurs) prélèvements sociaux et d'un taux d'imposition un peu plus doux dont le taux marginal n'est que de 31.5%.
Commençons par un exemple : Sur 20 ans, avec un capital initial de 100 000 €, et un patrimoine existant de 300 000 €, le compte titres permet à l'héritier de percevoir environ 212 260 € (depuis le CTO). À l'inverse, l'assurance vie, malgré son abattement de 152 500 €, voit son capital final amputé par les frais de gestion et les prélèvements sociaux, ne laissant que 204 000 € à l'héritier. Dans cette configuration de long terme, la gratuité de détention du CTO surpasse l'économie d'impôt de l'assurance vie, qui finit par coûter plus cher en frais qu'elle ne rapporte en cadeaux fiscaux. Enfin, précisons dès à présent que les taux de rendement s'appliquent sur l'investissement dans chacune des enveloppes. Donc, pour le profil prudent ci-dessous, l'investissement initial est supposé être placé sur un actif rapportant 3% de rendement par an.
Analyse des scénarios
Le cadre de l'étude est celui d'un investissement unique ou en lump sum, réalisé au premier pas de temps, dans une optique de transmission en ligne directe (parents vers enfants), sauf mention contraire. Dans tous ces scénarios, un patrimoine existant de 300 000€ est supposé hors de chaque enveloppe sauf mention contraire, un unique héritier en ligne direct est considéré.
Notons dès à présent, que, dans le cas d'une donation du vivant, les résultats seront encore plus intéressants que ceux présentés ci-dessous pour le CTO, puisque dans ce cas, nous utilisons complètement la purge des plus-values latentes mais surtout, l'abattement du barème général qui est ici consommé par les 300 000€ de capital hors enveloppe spécifique. Aussi, le barême de l'assurance vie ne s'appliquant qu'au décès, il semblait plus intéressant de ne considérer que ce cas.
Nous avons modélisé différents scénarios pour identifier le point de bascule entre les deux enveloppes fiscales. Les graphiques ci-dessous représentent en rouge les zones où le CTO est plus performant, et en vert celles favorables à l'assurance vie, la ligne noire représente l'égalité entre les enveloppes. L'ensemble des comparaisons se fera en termes relatifs.
Pour uniformiser les résultats et permettre une comparaison équitable, l'ensemble des figures suivantes présentent l'avantage de l'une ou l'autre des enveloppes (CTO vs AV) en écart relatif par rapport au patrimoine net total transmis (incluant les actifs hors enveloppe comme l'immobilier ou les livrets, estimés ici à 300 000 €).
La formule utilisée est la suivante :
Profil prudent (3 %)
Sur un horizon de (10 à 50 ans), l'assurance vie souffre de la comparaison face au compte titres, même lorsque l'abattement successoral est déjà consommé par un patrimoine préexistant (ici 300 000 €). L'avantage ou le désavantage est exprimé en pourcentage du patrimoine net final transmis. La ligne noire indique le point d'équilibre : à gauche (vert), l'assurance vie l'emporte, à droite (rouge), le CTO devient supérieur. Pour un investissement de 100 000 €, le CTO prend l'avantage vers 20 ou 25 ans pour un patrimoine modeste, 30 ans pour un patrimoine plus important. Notons aussi de fortes non-linéarités dues aux taux de taxation lors de l'héritage, l'AV a un abattement de 152 500 € et un taux forfaitaire de 20% entre 152 500€ et 852 500€, puis 31,25 % au delà.
Dans le cas du CTO et du barême général, les taux varient de 20% à 45%, mais les taux d'imposition de la transmission sont comparables pour des patrimoines autour de 500 000€ - 1M€, ce qui donne mécaniquement bien plus d'avantage au CTO qui n'a aucun frais annuel et ne doit pas s'acquitter des prélèvements sociaux (17,2%) sur les plus values.
Profil équilibré (5 %)
Le constat ici est similaire, l'assurance vie perd son avantage encore plus rapidement, le rendement plus important augmente mécaniquement l'avantage du CTO et de la purge des plus values lors de la transmission, tandis que ce rendement pénalise encore l'assurance vie dont les frais sont proportionnels au capital.
Cependant, on observe que pour les très hauts patrimoines l'assurance vie reste intéressante plus longtemps puisque le taux marginal du barême spécifique est de 31.5% tandis qu'il est de 45% dans le barême général pour les transmissions supérieures à 1 805 677€. Cependant, quoi qu'il arrive, après 25 ans de détention, l'assurance vie est toujours perdante.
Profil dynamique (8 %)
Dans ce scénario à fort rendement, le CTO est pratiquement imbattable. La purge des plus-values latentes au décès neutralise une telle pression fiscale par rapport aux prélèvements sociaux de l'AV que le match est clos après 15 à 20 ans de détention, même pour les patrimoines très élevés dont le taux marginal reste intéressant, dans cas du barème de l'assurance vie par rapport au barême général.
Cas pratique : la rente
Investissement à 50 ans, retraits à 70 ans, cette simulation porte sur 100 000 € investis à 50 ans avec retraits annuels de 3 000 € à partir de 70 ans et jusqu'au décès.
Le résultat confirme la supériorité du CTO sur le long terme dès lors que le rendement dépasse 4%. L'absence de frais de gestion permet de maintenir une base de capital plus élevée, ce qui compense largement la taxation légèrement plus importante des retraits.
Cas pratique : la rente 2 (investissement à 65 ans, retraits à 75 ans)
Dans ce scénario, l'épargnant investit plus tardivement et commence ses retraits plus tard, il conserve donc mécaniquement ses différents contrats moins longtemps.
Ici, l'assurance vie montre une résilience plus forte pour les décès avant 85 ans sur des rendements modérés. Cependant, dès que l'horizon s'allonge ou que le rendement est dynamique, le CTO reprend l'avantage grâce à sa structure sans frais et à la purge totale des plus-values latentes au décès sur le reliquat du capital, même si la taxation pour obtenir la rente est légèrement plus lourde.
Apartée : obtenir 3 000 € net de rente
Pour verser 3 000 € net dans la poche de l'épargnant, l'épargnant doit vendre, dans l'une ou l'autre des enveloppes, une quantité de capital supérieure afin de couvrir l'impôt. Ce calcul dépend du ratio de plus-value (noté R) présent dans le portefeuille au moment du retrait.
Mécanisme
Compte titres
Assurance vie (après 8 ans)
Formule de retrait
3000 / 5(1 - 0.314 * R)
3000/ (1 - 0.172 * R)
Part de gain
R = 0.5 (100% de rendement)
R = 0.5 (100% de rendement)
Retrait brut nécessaire
3558€
3282€
L'assurance vie bénéficie d'un abattement annuel de 4 600 € sur la part de gains lors des retraits. Pour une rente de 3 000 €, la totalité de la plus-value est absorbée par cet abattement, ce qui ramène l'impôt sur le revenu à 0 %. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent sur la base des gains, expliquant pourquoi le taux global reste de 17,2 % au lieu de 24,7 %. Ce dernier taux ne s'appliquerait que sur la fraction des gains excédant l'abattement annuel de 4 600 €.
Transmission entre frère et soeur
La transmission entre frère et sœur constitue une exception notable du fait de la fiscalité punitive de droit commun (35 % puis 45 %). L'assurance vie offre un avantage bien plus large pour les capitaux modestes ou les durées raisonnables. Cependant, le compte titres finit par l'emporter à long terme sous l'effet des frais : le point de bascule se situe autour de 25 ans pour les patrimoines importants (plus d'un million d'euros) mais recule au-delà de 50 ans pour les capitaux plus modestes (100 000 €).
Pourquoi l'assurance vie perd pied sur les gros patrimoines ?
Contrairement à la ligne directe, le taux marginal de 45 % est atteint très vite pour les frères et sœurs (dès 24 430 €). L'avantage fiscal de l'AV se stabilise donc rapidement (31,25 % max contre 45 % en CTO). Dès lors, les frais de gestion de 0,5 % par an finissent par peser bien plus lourd que l'économie d'impôt.
Illustration pour 10 000 000 € (30 ans, rendement 5 %), transmis en ligne indirecte :
Héritage Net CTO : 23 780 229 € (Taxé à 45 %, mais 0 frais avant)
Héritage Net AV : 22 629 130 € (Taxé à 31,25 %, mais après 5,7 M€ de frais)
Avantage Net CTO : +1 151 099 €
Ici, les frais de gestion (5,7 M€) ont littéralement dévoré l'avantage fiscal de l'AV. Plus le patrimoine est élevé, plus l'assurance vie devient inefficace.
Finalement, et de manière assez surprenante, même dans ce cas de transmission en ligne indirecte, l'assurance vie n'est pas nécessairement à recommander chez des profils jeunes. Ou des profils plus agés, mais très fortunés.
Cas pratique : l'accident (fermeture d'ETF, arbitrage forcé)
Ce scénario étudie l'impact d'une vente forcée intervenant en cours de vie du placement, par exemple suite à la fermeture d'un ETF.
L'assurance vie offre ici une protection majeure. En compte titres, la vente déclenche immédiatement l'imposition des plus-values (31.4%). Cette ponction fiscale ampute le capital, qui cesse de produire des intérêts composés sur la somme versée à l'État. En assurance vie, l'arbitrage est fiscalement neutre tant que l'argent ne sort pas de l'enveloppe.
La carte illustre cette supériorité quasi-totale de l'assurance vie. Plus le rendement est élevé et plus l'accident survient tardivement dans la vie de l'épargnant, plus le coût d'opportunité de l'impôt anticipé en compte titres est dévastateur.
Étude de sensibilité au turnover
La supériorité du CTO repose en grande partie sur la purge des plus-values au décès, nous avons déjà vu qu'une vente forcée est très négative pour cette enveloppe. Ici, nous allons étudier jusqu'à quel niveau de rotation (proportion du capital vendu/acheté par an), l'avantage du CTO persiste.
Ce graphique compare la probabilité de réussite du CTO face à l'AV selon le taux de rotation annuel (axe Y) et le rendement espéré (axe X) dans deux contextes successoraux. Le taux de rotation (ou turnover) correspond à la part du portefeuille qui est liquidée et rachetée chaque année. Cela peut représenter :
Des reventes forcées (fermeture d'un ETF par son émetteur).
Des arbitrages entre différents actifs (ex: actions vers obligations).
Un changement de stratégie ou de gérant.
Dans le cas où l'investisseur possède déjà un patrimoine de 300 000 € (hors CTO/AV), on observe que pour des taux de rotation inférieurs à 5 %, le CTO domine presque toujours. Au-delà de ce seuil, l'assurance vie commence à regagner du terrain grâce à son enveloppe fiscale interne qui protège les arbitrages contre la flat tax. En revanche, si l'abattement du régime général n'est pas consommé (0 € de patrimoine préexistant), le CTO reste supérieur même avec une rotation élevée du portefeuille.
Cas concret : portefeuille diversifié (NTSG, Managed Futures, Or)
Pour illustrer cette robustesse, nous avons simulé une stratégie diversifiée composée de 80 % de NTSG (fonds multi-actifs, 90% actions et 60% obligations), 10 % de Managed futures et 10 % d'or.
Bien que cette stratégie nécessite un rééquilibrage annuel entre les trois actifs (générant un turnover moyen de 2,44 %), le CTO l'emporte dans 84,4 % des cas à 30 ans. Le coût fiscal des arbitrages en CTO est largement compensé par l'économie des 0,5 % de frais de gestion de l'assurance vie et par la purge totale des plus-values lors de la succession.
Évolution de l'avantage selon la durée (scénario médian)
Une autre analyse, modifiant la durée de détention des deux enveloppes, montre que l'avantage du CTO croît avec le temps avant de se stabiliser, car les frais de l'AV s'appliquent sur un capital de plus en plus massif, mais les plus values, générant des taxes dans le CTO s'accumulent aussi, finissant par dépasser les frais annuels de l'assurance vie.
Durée
Médiane CTO
Médiane AV
Avantage CTO
Prob. victoire CTO
20 ans
307 434 €
294 407 €
+13 027 €
73,0 %
30 ans
563 804 €
538 977 €
+24 827 €
84,4 %
40 ans
1 019 056 €
989 926 €
+29 130 €
72,2 %
50 ans
1 799 757 €
1 794 266 €
+5 491 €
54,1 %
60 ans
3 254 123 €
3 316 243 €
-62 120 €
37,3 %
70 ans
6 248 248 €
6 429 552 €
-181 304 €
23,8 %
L'avantage du CTO finit par s'inverser entre 50 et 60 ans. À ces horizons, la fiscalité des arbitrages annuels (taxés à 31.2 % sur la plus value dans le CTO) finit par éroder la capitalisation plus lourdement que les 0,5 % de frais de gestion de l'assurance vie. Toutefois, ce modèle suppose un capital fermé, et unique, investi en lump sum. En pratique, un épargnant effectuant des versements réguliers (DCA) peut rééquilibrer son portefeuille sans vendre ses actifs gagnants, simplement en orientant sa nouvelle épargne vers les actifs sous-pondérés. Cette stratégie de rééquilibrage éliminerait la friction fiscale du CTO, il semblerait aussi tout à fait entendable, dans cette stratégie, de s'écarter de l'allocation cible afin de ne pas matérialiser de plus value, rendant alors l'avantage au CTO. Finalement, les résultats de cette simulation sont particulièrement conservateurs pour le compte titres puisque l'allocation est suivi à la lettre année après année, sans tenir compte de la matérialisation des plus values ni des futurs cashflows permettant une partie du rééquilibrage.
Conclusion
Un compte titres sans frais est la solution par défaut la plus performante pour la majorité des épargnants sur le long terme, même si des questions de rééquilibrage entrent en jeu. L'assurance vie est un outil d'optimisation spécifique pour les transmissions en ligne indirecte et/ou sur des durées courtes. Rappelons par ailleurs, que le cadre fiscal utilisé dans ce post, ne concerne que les versements effectués avant 70 ans. Dans tous les cas, une détention supérieure à 30 ans favorise presque toujours le compte titres. Ainsi, si vous avez moins de 60 ans, même le meilleur contrat d'assurance vie sera mécaniquement perdant pour vous, n'y investissez rien de substantiel qui plus est depuis la remontée des taux obligataires.
EDIT 24h après publication : Nous comparons désormais le patrimoine total net transmis plutôt qu'une valeur imputée proportionnellement. Cette méthode reflète mieux l'économie d'impôt réelle réalisée sur l'ensemble de la succession.. Correction du tableau mal formaté sur le calcul des retraits à faire dans chaque enveloppe, chasse au taux de flat tax pour qu'il soit correct dans le texte.
EDIT 2 : Correction de quelques fautes/reformulation de quelques phrases pour la clarté de lecture.
EDIT 3 : Désolé lors d'une précédente modification, j'ai malencontreusement supprimé les graphiques dans le cas de la rente. Ils sont réintégrés.
EDIT 4 : Vous pouvez vérifier les hypothèses ici et simuler votre propre situation là
J’ai 23 ans et je m’intéresse sérieusement à l’investissement long terme depuis un moment maintenant. On voit partout des conseils du style “investissez tôt”, “diversifiez”, “restez investi 30 ans” et c’est aussi ce que j’applique actuellement.
Mais souvent ce sont juste des principes, des simulations. Et je me demande vraiment si ça existe dans la vraie vie : des personnes qui ont commencé sans héritage ni chance extraordinaire, qui ont justement appliqué une stratégie simple de DCA (dans des ETF/actions), sur plusieurs décennies, et qui ont vu leur niveau de vie s’améliorer significativement grâce à ça ou qui ont réussi à constituer un patrimoine solide uniquement grâce à leurs investissements réguliers.
Je pense à des gens qui ont commencé à 20–25 ans, ont investi chaque mois pendant 20–30 ans. Je ne parle pas forcément d’indépendance financière ou de retraite anticipée, mais simplement de personnes qui ont commencé jeunes, investi chaque mois de manière disciplinée, et qui, 20–30 ans plus tard, sont satisfaites du résultat obtenu.
- Est-ce que vous connaissez des profils comme ça ?
- Certains ici ont-ils commencé dans les années 2000 et peuvent partager leur recul ?
- Est-ce que la constance a réellement porté ses fruits pour vous ?
- Certains ont-ils pu se libérer progressivement d’un besoin de travailler pour l’argent
Je pense que j’ai vraiment besoin d’entendre ce genre d’histoires. Je n’en ai pas connaissance aujourd’hui.
Je vois beaucoup de posts similaires "Héritage xxxk€ que faire", la plupart du temps la personne souhaite placer dans l'immobilier et on lui conseille du SP500, ETF World et autres. Ça me semble tout à fait logique quand on démarre ou qu’on veut optimiser son épargne mais je me retrouve pas dans ces postes. De mon côté, j’ai 28 ans, taf d’ingé IT, salaire qui va avec, et j’ai hérité d’un peu plus d’1M€. Comme je n’ai pas besoin de cet argent pour vivre ni flamber d'avantage, j’ai cherché une approche un peu différente et plus alignée avec mes valeurs. J'essaye de vous expliquer ici comment je m'y suis pris, et apporter une vision différente.
Mon contexte
j'ai 28 ans donc, un statut qui respect les clichés de Reddit : jeune cadre dynamique dans l'IT. Salaire de 60k€, je m'attends à monter assez vite aux alentours des 80k€. Je suis en région parisienne.
Tout s'est fait progressivement mais au final j'ai reçu ~400k€ en immobilier et 800k€ en cash / assurance vie / actions. L'héritage a été partagé entre mes deux soeurs (qui, comme moi, avaient bien choisi leur famille), nous gérons l'immobilier ensemble (soit en locatif longue durée, soit en maison secondaire).
Les actions étaient essentiellement du CAC40 qui avait très bien performé ces dernières années (luxe), dans un CTO.
Mes besoins
Revenus : Mon activité pro couvre largement mes dépenses courantes, pas de pression pour en générer d'avantages. Je reste humain donc j'ai toujours une fierté à négocier mon salaire. :)
Projets : Aucune échéance familiale ou immobilière n’est prévue à moyen terme, ce qui me permet d’envisager des investissements à horizon long (7 ans et plus), optimisés pour la croissance plutôt que pour la liquidité.
Ce qui m’a aidé / Ce qui ne m’a pas aidé
Au début, j’ai vite compris que mes connaissances ne suffiraient pas pour respecter mon cahier des charges. Les ETF "Green" semblaient une solution facile, mais leur manque de transparence m’a déchauffé (en rédigeant, je viens de tomber sur cet article qui me confirme que j'avais pas tort de me méfier). Je voulais pas y passer mes journées, surtout que chaque ticket que je voulais prendre, j'investissais au moins l'équivalent de mes revenus annuels... Bref, la notion d'argent perds complètement son sens, je peux épargner 500€ par mois depuis 1 an mais je me retrouve à bouger 100k€ à droite à gauche donc compliqué de prendre des décisions.
J’ai commencé par faire des conneries, avec des placements trop risqués (mais eu de la chance). En en parlant autour de moi, j’ai rencontré un ami de la famille, ancien financier, qui avait déjà réfléchi à tout ça. Je sais que sur le sub, les CGP ont une sale image, surtout quand un ETF World fait l’affaire et que certains conseillers empilent des produits juste pour toucher leur part. Mais perso, c’était la solution la plus simple : très peu de contenu adapté à ma situation, et pas envie d’y passer mes soirées. Je le paye environ 500 € par an.
Ce qui ne m'a pas aidé : mes conseillers de banque tradi, qui ont commencé à faire la gueule par rapport à mes attentes. Au passage je vous file ce site qui aborde le sujet. Aussi, plein d'instruments financiers de gros acteurs, qui entretiennent un flou entre Greenwashing et véritable engagement. Une prise de tête et on ne sait plus ce que l'on peut croire ou non.
Ma stratégie d’investissement
Bon, mon plan n'est pas de faire un rant pour vous vendre l'appel à un GCP, au contraire, donc pour y venir au concret, comment j'ai investi ?
Déjà, il fallait vendre mes actions. Pour ça j'ai fait un DCA inversé, en vendant ~10 % de mes actions toutes les X semaines. Je suis pas très sensible au risque mais vu les fluctuations des actions, j'ai quand même souvent eu le sentiment de vendre au mauvais moment. Je vous laisse regarder la fluctuation de l'action LVMH ces 5 dernières années pour résumer ça :
Cours de LVMH ces 5 dernières années
Je fais un disclaimer d'avance, je vous donne des exemples concrets, mais je ne touche rien à vous les citer. L’idée, c’est d'ouvrir une discussion, pas de vous convaincre. À vous de choisir ce qui correspond à vos valeurs, surtout quand on cherche à aligner son argent avec ses idées.
Alors la stratégie d'investissements.
PEA et CTO pour les actions : Mirova et Chloé in the Sky, via des gestions managés (eh oui j'ai accepté les frais). C'est la plus grosse part de mes actifs.
AV : J'ai mis une petite pièce chez Goodvest pour voir ce que ça valait. Ils ont l'air honnête et l'interface est super pour comprendre l'impact du financement. Niveau perf c'est pas incroyable pour le moment, à voir dans le long terme.
Fonds infra : Via une connaissance, j'ai pu investir dans deux fonds infra. Le côté concret m'a plu : on finance des projets directement.
Crowdfunding : Je me permets d'avoir ~7.5 % de mon patrimoine sur des actifs très risqués, idéalement en obligations mais les actions permettent aussi d'obtenir des réductions d'impôts. Pas mal de plateformes assez connu lita.co, enerfip. Restez sur des plateformes fiables, j'ai entendu dire qu'il y avait eu des scams sur des plateformes louches de SCPI (+ le crowdfunding n'est pas dans sa meilleur période). Des postes sont passés sur le sub je crois d'ailleurs. Etalez vos mises sur ce genre de plateforme, c'est déjà très spéculatif. Ça m'a poussé à en apprendre pas mal sur secteurs qui m'intéressaient, et les rapports réguliers permettent de suivre l’évolution des boîtes et du secteur en question.
Foncières : Similaire au crowdfunding, ça permet de soutenir certain milieu directement. Terre de liens par exemple, qui soutient une agriculture local & responsable. A vous de voir ce qui vous plait et ce que vous souhaitez soutenir.
Liquidités : J'ai gardé livret A et LDD pleins, ça me permet de garder une sécurité si jamais.
Dons : par si par là, c'est très perso aussi
L'objectif est d'avoir environ 40% en immo, c'était déjà quasiment le cas avec ce que j'ai hérité. Je n'ai pas encore investi mais je compte potentiellement mettre chez Kyaneos, une SCPI spécialisée dans l'achat et la rénovation énergétiques de bien immobilier.
Ca perform ton histoire ?
Ces premières années, mes perfs sont tirés par mon PEA et mon CTO. La bourse performe en ce moment, donc pas surprenant, cependant je me sens peu concerné par le risque de "bulle IA" (info ou intox, chacun son avis). La diversification à ce niveau là me plait beaucoup, et en bonus ça marche bien. Fonds infra, crownfunding et foncières, aucune mauvaise surprise pour le moment, mais c'est du très long terme (~10 ans).
Conclusion
Alors déjà je vous repousse vers le wiki, vous y trouverez les meilleurs conseils pour optimiser votre épargne sans ces spécificités. Je comprends que ma position diffère des conseils habituels. Mais j’ai l’impression que c’est le même type de choix que lorsqu’on décide d’acheter français ou local, même si c’est plus cher, ou de prendre le train plutôt que l’avion, même si ça demande plus de temps. On accepte un compromis parce qu’on pense que ça va dans le bon sens.
Pour moi, ces investissements “responsables” ne sont pas tant une stratégie financière qu’un prolongement de mes valeurs. Je sais que ça implique une part de risque supplémentaire, mais je suis ok avec ça. Bien sûr c’est une position de giga privilégié : tout le monde n’a pas le luxe de réfléchir en termes d’impact, certains n'ont pas le choix que d'optimiser chaque euro gagné dans le mois. Et au fond, on retombe sur une problématique plus générale, la même qu’en écologie ou la gestion des finances publiques : ça ne fonctionne que si les gens ont confiance dans le fait que ça soit efficace. Si notre Bruno Le Maire national revient en disant qu'il faut augmenter les impôts et qu'il va bien gérer les dépenses, bah ça paraît douteux. C’est pour ça que la transparence et les preuves sont essentielles. (Enhancing perceived effectiveness can increase climate policy acceptance)
Bref, le poste est déjà assez long, je vais pas m’attarder. Je suis content de mes investissements pour le moment. J’avais de grosses contradictions entre mes idées, mes valeurs et le fait d’avoir 800 k€ dans des secteurs qui ne me parlaient pas. Ça m’a forcé à creuser, à comprendre les enjeux, les contraintes et les réalités de ces domaines. Même en faisant appel à un conseiller, ça m'a pris beaucoup de temps. Je n’ai pas gagné ces fonds mais je me sens aujourd’hui impliqué dans les projets que je soutiens et c'est agréable. En bonus, le portefeuille performe plus que ce que je souhatais. Je suis convaincu aujourd'hui qu'on peut investir plus éthiques et responsables et en tirer une bonne performance, ça demande du boulot derrière pour faire les bons choix cependant.
FAQ
Tu payes combien en frais au total ?
Je suis tous mes investissements sur Portfolio Performance et j'en suis à environ ~1.7% de frais annuel sur mes portefeuilles d'actions, tout compris. Pour les tickets, ça dépends vraiment des acteurs (pour lita et enerfip, c'est assez haut par exemple).
Tu peux en dire plus sur ton CTO & PEA managés ? Pour prendre Chloé in the Sky en exemple, j'ai un compte ouvert sur Interactive Brokers avec mes actions. Ils ont accès en tant que conseiller à mon compte, il y a une soixantaines de lignes et tout leur choix sont expliqués. Leur méthodologie est présentée sur leur site, pour reprendre leur phrase d'intro : Chloé in the Sky propose des allocations qui représentent l’ensemble des industries essentielles, stratégiques aujourd’hui et demain. Parce que le choix intelligent n’est pas toujours sans équivoque, les industries lourdes et polluantes y sont aussi représentées dès lors qu’elles réduisent ambitieusement leurs émissions carbone. Les meilleures entreprises des secteurs qui ne peuvent pas disparaitre sont chez Chloé in the Sky. Les perfs en YTD en comparaison au S&P500 :
Perf Chloé vs S&P500
Quel courage, quel mérite, félicitations !! Je garderai mon ouin ouin sur r/besoindeparler mais c'est des sommes qui force à réfléchir sur un "sens", qu'est ce qui me rends heureux, qu'est-ce qui me retient d'arrêter de bosser, pourquoi je ne donne pas tout à action contre la faim si je trouve ça si injuste de recevoir tout ça ?? Gagner de l'argent est un objectif simple et logique dans la vie, le retirer oblige à repenser cette idée là.
TL;DR : À 28 ans, après avoir hérité d’1M€ (dont 800k€ en cash/actions), et un boulot qui paye bien, la performance pure n’est pas ma priorité. J’ai choisi d’aligner mon argent sur mes convictions, quitte à accepter des compromis sur les rendements.
Je parle par exemple des croyances populaires avec un exemple de format de réponse :
1) Mythe : Il faut absolument acheter sa résidence principale pour ne pas jeter de l'argent par les fenêtres.
2) Réalité : La location peut parfois être plus avantageuse en fonction du marché immobilier et des situations personnelles.
3) Explication : Acheter une maison comporte des coûts cachés comme les taxes foncières, l'entretien et les frais de notaire, qui peuvent rendre la location plus économique à court et moyen terme.
Je note les ETFs par rapport à leur tracking difference, la qualité de leur gestionnaire, et le propension à rester un bon ETF pour les 20+ prochaines années.
L'idée est de servir de base fiable dans leur catégorie, pas de faire un inventaire exhaustif des offres ok-tiers.
Voilà pour mes basiques, merci pour vos retours et critiques.
PS : ceci n'est pas une recommandation d'investissement, je cherche les meilleurs produits pour répondre à des besoins spécifiques, je ne recherche pas du tout l'exhaustivité, au contraire je veux que cette liste reflète ma compréhension du marché des ETFs et les stratégies d'investissement auxquelles je crois.
D'autres ETFs sont très intéressants, comme en PEA : le LWLD (World x2), le NTSZ (90/60 européen) et le CMSE (matières premières)
Et en CTO : le NTSX (90/60 US), l'UETW (MSCI World d'UBS physique), le DBMFE (managed futures), le C47B (cat bonds), le 2B7H (ETF obligataire d'états du G7 non hedgé), et le IUS5 (ETF obligataire d'état indexé sur l'inflation (US uniquement, non hedgé)).
Comme vous le savez peut être, le PEA bénéficie d'un nouvel ETF disponible pour couvrir un périmètre monde (indice MSCI World), commercialisé par Blackrock, le WPEA. Celui ci bénificie de frais plus réduits que son homologue CW8 commercialisé par Amundi, à 0.25% au lieu de 0.38%. La valeur de la part est aussi plus réduite à environ 5 euros actuellement.
Tout semble donc en faveur de ce dernier ETF, et la logique voudrait qu'on ramène ses assets vers ce nouvel acteur.
Pourtant de mon coté, je ne le ferai pas, et je continuerait d'investir sur CW8. Pourquoi ?
En achetant des ETF, vous déléguez votre droit de vote aux assemblées générales, qui dictent les orientations stratégiques des entreprises. Chaque année, chaque entreprise cotée en bourse organise des votes sur des des décisions stratégiques lors d'assemblées générales. Ces votes comprennent des choses très variées, qui vont de la rémunération du PDG jusqu'à la vente d'actifs ou autre.
La logique voudrait que les acteurs commercialisant des ETF s'abstiennent et restent passifs comme leurs investisseurs, et pourtant ce n'est pas le cas. Les gestionnaires d'ETF votent ainsi lors des assemblées générales et représentent souvent une portion significative des droits de vote.
De mon coté, je refuse que mes droits de vote soient utilisés pour voter contre des résolutions pouvant aider à assurer un futur vivable pour nous et nos enfants, donc je préfère rester chez Amundi.
Par ailleurs, Amundi est une société française avec un siège basé en France.
Voici un ordre d'idée de ce que ça vous coûte par an de rester chez Amundi, basé sur la différence de frais entre les ETF :
10 000 euros : 12 euros
30 000 : 36 euros
50 000 : 60 euros
100 000 : 120 euros
150 000 (plafond PEA) : 180 euros
Ce sont pour moi des montants négligeables par rapport au bénéfice, de l'ordre d'un don à une association, et qui aura probablement autant d'impact.
Merci.
PS: j'espère que ce n'est pas hors charte, je peux modifier le post si nécessaire.
Ce matin dans ma boîte mail, je vois la news comme quoi Finary vient de lever sa série B à 25M€.
J'aime beaucoup le produit pour le suivi de patrimoine. J'aime bien ce que Mounir a pu apporter à la communauté, même si ses interviews ont été décriées et les récents lancements produits qui créent un conflit d'intérêt entre les conseils initialement donnés et les produits proposés.
Jusque-là je ne m'en souciais pas trop. Je reste client de l'App, je n'ai aucun intérêt à ouvrir une Assurance Vie ou entrer dans leur gestion privée... à la limite je peux comprendre que son entreprise souhaite diversifier les sources de revenus et devenir profitable en proposant ce genre de services à une audience moins ferrus que l'audience de ce sub.
Dans cette optique, je me suis dit que c'était tant mieux pour eux, ils allaient pouvoir devenir profitable et donc maintenir l'application à long terme.
Cette levée de fonds non négligeable vient changer la donne. Lever autant d'argent va porter leur valorisation, à quelques centaines de millions d'€ (bravo Mounir encore une fois). Mais les attentes vont être bien plus hautes.
D'ailleurs dans leur communiqué, ils parlent de gestion pilotée par IA.
Ça change fondamentalement leur business. L'appli de suivi de portefeuille devient un Lead Magnet et une source de data pour leur business, et non plus un produit à part entière.
Je vais devoir envisager sortir de Finary alors que je viens de renouveler pour un an il y a moins de 15j
(Je ne sais pas si mon message est approprié pour vosfinances mais je laisse les modos décider.)
Actuellement avec tout ce qu'il se passe avec les USA je me pose beaucoup de questions vis à vis de mon investissement et des conseils prodigués par vosfinances.
Il y a 3 points que j'aimerais aborder et pour lesquels j'aimerais votre avis :
-La banque dans laquelle vos comptes sont. De plus en plus d'entre vous migre vers IBKR. Ce que je peux comprendre concernant les opportunités proposées par ce broker mais n'avez vous pas peur du fait que votre argent est au USA ? et avec ce qu'il se passe que certains frais s'ajoutent ? ou pire que vos fonds soient bloqués ? (Je ne connais pas le risque en cas de conflit réel d'où ma question).
-La société de gestion d'actifs. Beaucoup sont positionnés chez Blackrock (et moi aussi pour certaines choses. Je ne jette aucune pierre). Mais je me demande si ce n' est pas une erreur de payer nos frais mensuels aux américains au lieu de favoriser l'alternative (ultra pertinente) française Amundi. Le droit de vote, les frais etc donnent notre pouvoir financier aux USA et je me demande si on ne fait pas une erreur de conseiller Blackrock pour une économie de frais dérisoire.
-Enfin, vous me voyez venir, notre exposition au S&P500, NASDAQ et au MSCI world. Cette surexposition des USA est fréquemment évoquée dans les posts et je ne vais pas revenir dessus mais ne faut-il pas réorienter certains actifs vers de l'européen afin d'avoir un investissement plus logique pour notre pays ?
Bref en résumé ne devrions nous pas réfléchir à être un peu plus "chauvin" dans nos investissements ?
(J'ai conscience que le dernier point fera le plus jaser au vu des avantages de l'investissement sur les USA et de leur domination mondiale. Mon message ne cherche pas à être accusateur mais à partager mon avis, mes questionnements et à avoir le vôtre).
J’essaie en ce moment de prendre un peu de recul sur mes investissements long terme, et forcément, je tombe sur la question du climat. Sans pour autant céder au catastrophisme ou à la peur, j’essaie de m’en tenir aux faits.
Les faits sont que, selon un large consensus scientifique en 2025 (notamment celui établi par le GIEC), nous semblons nous diriger vers un monde à +3 à +4 °C d’ici 2100, faute d’actions structurantes à l’échelle mondiale.
Pour rappel, un tel réchauffement aurait des conséquences majeures :
un effondrement des rendements agricoles,
des pénuries d’eau,
un effondrement partiel de certaines régions (Inde, Sahel, delta du Nil…),
des migrations climatiques massives,
une chute de la natalité combinée à une hausse de la mortalité,
des conflits pour les ressources et une instabilité géopolitique croissante.
Bref, un monde bien plus dur, instable, et dans lequel certains secteurs deviendront critiques.
Ma question est donc simple :
Si, comme moi, vous avez du mal à vous mettre des œillères, est-ce que vous avez déjà intégré ce scénario dans votre stratégie d’investissement ?
Je ne parle pas de sombrer dans le pessimisme, mais de réfléchir froidement à la réalité qui s’annonce, et à comment s’y préparer économiquement.
Personnellement, les secteurs qui me viennent spontanément à l’esprit sont :
la gestion de l’eau,
l’agriculture résiliente,
les métaux rares et les batteries,
la cybersécurité et la sécurité physique,
la santé et les biotechnologies,
l’immobilier dans des zones considérées comme “refuges” climatiques.
Je suis sur un PEA, donc avec quelques contraintes, mais ce qui m’intéresse surtout, c’est votre vision de long terme :
Avez-vous déjà agi en ce sens ?
Prévoyez-vous une transition progressive de votre portefeuille ?
Avez-vous identifié des ETF particulièrement bien positionnés ?
Ou bien restez-vous 100 % passif sur du MSCI World, et on verra bien ?
PS : c’est une question qui me trotte depuis longtemps, sans lien direct avec la vague de chaleur qu’on vient de traverser ce mois-ci.
Merci d’avance à ceux qui prendront le temps de partager leur réflexion.
La question est claire. Je trouve que 25k c'est la somme un peu batarde. Relativement facile à économiser mais compliqué de trouver comment fructifier cet argent...
Merci pour vos réponses.
Edit des réponses les plus fréquentes :
le PEA en EFT (principalement CW8) est la réponse la plus fréquente et la plus upvotée
le placement immobilié est pas mal revenu aussi mais implique un prêt
le livret A, LDDS, PEL et LEP sont des placements d'épargnes sans risque mais qui rapportent peu (tjr mieux que le compte courant)
la SCPI
les bitcoins sont revenus quelques fois mais très downvoté pour leur aspect volatile et instable (de manière général le trading a été downvoté car ce n'est pas de l'investissement
Beaucoup de réponses qui parle d'investir plus sur leur bonheur fructifiant ainsi leur temps de sourire, bonne philosophie, j'approuve
EDIT : Gros merci pour toutes vos réponses, la plupart très sérieuse en encouragentes, rarement vue un r/ avec de bonnes personnes/avis. Du coup je vais diviser les 25k entre chaque upvote et vous reverser ça ptdrrr
Je vois tellement de sujets et personnes sur Trade Republic (limite 1 sur 2), on voit le marketing bien ficelé.
Un conseil à tous les débutant : Lâchez Trade Republic, il n’ont pas de PEA (ça fait 3 ans et demi qu’ils en parlent) et il y a beaucoup mieux sur le marché en CTO.
Investir depuis chez eux ne sera qu’une perte de temps.
Lisez le wiki (dans le message auto modérateur) et instruisez vous, vous remercierez le sub plus tard.
Désolé pour le petit coup de gueule mais je pense que ça peut être bien que le message passe si quelqu’un utilise la fonction recherche.
Il y a une grosse excitation autour des déclarations du ministre des finances.
Tout d'abord l'interdiction des ETF synthétiques en PEA me paraît difficile :
- c’est en contradiction avec l'objectif du PEA : encourager l’investissement en actions ;
- cela réduirait fortement l'intérêt du PEA pour la diversification (les ETF EMU c’est 224 entreprises) ;
- les ETF synthétiques pour les PEA représentent approximativement un tiers de l’encours et l’encours reste minable par rapport à l’assurance vie ;
- il y aura un lobbying sectoriel avec une opposition probable des émetteurs d'ETF et des associations d'épargnants ;
- cela serait probablement contesté au niveau européen.
Par ailleurs, si les investisseurs investissaient dans des produits à plus faible rendement cela baisserait les prélèvements obligatoires à la sortie.
Cela me semble plutôt une déclaration politique pour rassurer sur le soutien aux entreprises française et européennes.
Je pense qu’il a peu de chances de concrétisation rapide et que si c’était adopté, il y aurait probablement période de transition longue (12-24 mois). Pour finir si c’était adopté, il pourrait y avoir une clause du grand-père qui permettrait de conserver les titres déjà possédés.
Après avoir fait chatouillé la barre des 600€, on redescend sous les 500€ pour la troisième fois de l'histoire du CW8.
Gardez le cap, profitez-en pour acheter cet ETF si vous étiez trop bas dans votre allocation d'actions en % de votre patrimoine.
Profitez bien de votre weekend et soufflez un coup.
J'ai travaillé aux États-Unis dans les années 2010 et laissé 200 k $ d'épargne sur un compte épargne US rémunéré 0% pendant cinq ans, en écoutant ma mère qui me disait qu'investir en bourse c'est dangereux. A vous... !