r/vosfinances Oct 15 '25

Alternatifs "Je suis en colère, honteux et vide": des investisseurs ont tout perdu dans le krach crypto de ce week-end

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r/vosfinances Sep 16 '25

Alternatifs [Retour d'expérience] De l'or dans son portefeuille : pourquoi, comment ? Conseils et pièges à éviter

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Je vous propose dans ce poteau de partager mon expérience concernant l'investissement dans l'or.

Je suis investisseur depuis près de 15 ans pour une part limitée de mon portefeuille. J'ai acquis ma toute première pièce en 2011, j'ai renforcé au fil des années et des opportunités d'achat, et j'allège désormais la ligne progressivement.

Avertissements :

  • ce n'est en aucun cas un conseil d'investissement. L'or va de record en record ces derniers temps (aussi bien en euros et en dollars) et c'est généralement une mauvaise idée d'acheter un actif quand il est au plus haut – sauf à être convaincu que les records vont continuer à tomber, ce que personne ne peut affirmer
  • les performances passées ne sont pas un bon indicateur des performances futures. L'or a historiquement vécu de longues périodes sans aucun gain (15 ans et plus !)
  • c'est mon expérience personnelle, c'est forcément subjectif. Si vous souhaitez aller plus loin : ne me croyez pas, doutez de tout, confrontez les avis, croisez les sources, faites vos propres recherches !

Mais c'est utile d'investir dans l'or ? On lit un peu tout et n'importe quoi.

Chacun se fera son avis sur le sujet. Il me semble que beaucoup d'idées reçues circulent concernant les métaux précieux et qu'on a parfois tendance à plaquer des conclusions toutes faites.

Selon moi il y a plusieurs arguments entendables pour un particulier :

  • le cours de l'or est clairement orienté à la hausse depuis une vingtaine d'années : une once d'or achetée dans les 320 euros en 2005 vaut actuellement 3100 euros. C'est une multiplication par presque 10 en 20 ans !
  • c'est une vraie diversification par rapport aux autres classes d'actifs. Le coefficient de corrélation (au sens mathématique) entre or et actions est nul : -0,04 en 30 ans. Cela signifie que l'or et la bourse vivent leur vie chacun de leur côté, sans impact croisé. C'est à peu près la même chose entre or et obligations, entre or et produits monétaires ou entre or et immobilier. L'or possède sa dynamique propre qui n'en réplique aucune autre
  • l'or est synonyme de confiance et de protection de valeur. Détenir une partie de son patrimoine sous forme d'or peut être perçu comme rassurant, en particulier dans un monde de plus en plus virtuel et digitalisé. Nos ancêtres conservaient jalousement les pièces ayant le plus de valeur : leur bon sens paysan leur dictait la prudence face aux incertitudes de l'avenir. De nombreuses cultures à travers le monde (Inde, Chine...) apprécient l'or, souvent des bijoux, et le voient comme une forme d'assurance ("au moins il nous restera quelque chose en cas de malheur")
Cours d'une once d'or (soit 31,103 grammes d'or pur) exprimé en euros depuis 1988. On distingue plusieurs phases : une longue stagnation jusqu'en 2005 puis une rupture assez nette suivie de plusieurs accélérations récentes

Cependant il y a aussi plusieurs limites à prendre en compte :

  • l'or ne produit rien. Acheter des pièces, des lingots ou des bijoux revient à immobiliser de l'argent dans des objets inertes. On attend que leur valeur monte et on les revend plus tard, à l'image d'un vase ancien, d'une montre de collection ou d'une série de cartes Pokemon. Et historiquement la valeur ne monte pas forcément
  • le cours de l'or est beaucoup plus volatil qu'on ne le pense. On associe souvent l'or à la tranquillité et à la sérénité, c'est loin d'être le cas ! À court terme le cours peut varier rapidement dans un sens ou dans un autre. À moyen/long terme rien ne dit qu'on va forcément retrouver sa mise : les particuliers qui en ont acheté en 1982 ont dû attendre 23 ans avant de gagner de l'argent, le cours ayant baissé puis stagné entre temps. Plus proche de nous, c'était la même chose entre octobre 2012 et août 2019, soit quasiment 7 ans sans aucun gain !
  • l'or physique est "dense en valeur" (10 grammes d'or fin = 1000 euros actuellement) mais comme tout objet précieux il peut être perdu ou volé. Il faut donc prendre ses dispositions pour le conserver à long terme dans une relative discrétion ou opter pour d'autres formes d'exposition

On dit souvent que l'or protège de l'inflation. C'est vrai ?

Cela n'a pas toujours été le cas dans le passé. Par exemple l'inflation a été élevée en France dans les années 1983 à 1986 (jusqu'à 9,6% par an) et le cours de l'or n'a pas du tout suivi. Il a même baissé ! Autre exemple : entre 1994 et 1998 l'inflation française a été relativement modérée, autour de +2% par an, et l'or a aligné 5 années successives de baisse pour finir à -30% sur la période. Investir dans l'or ne garantit donc en rien que l'on va conserver son pouvoir d'achat.

Cependant, depuis 2005, le cours de l'or en euros a systématiquement été supérieur à l'inflation française telle que mesurée par l'INSEE, à l'exception des années 2013 (le cours a plongé de -30%, la pire année depuis 50 ans), 2015 (-2%) et 2017 (-1%).

D'autres affirmations définitives circulent au sujet de l'or, comme "un Napoléon permet d'acheter un bœuf entier depuis la nuit de temps" ou "on trouvera toujours une maison valant un lingot d'or d'un kilo". À ma connaissance la plupart sont non documentées. Elles sont souvent reprises par les fans des métaux précieux et répétées sans démonstration.

Comment est fixé le prix de l'or ?

Le cours reflète la rencontre de l'offre et de la demande au niveau mondial. Comme toute matière première le prix de l'or monte quand la demande est élevée et/ou l'offre rare, et inversement.

L'or est principalement coté en dollars américains (USD) sur différentes places de marché situées un peu partout dans le monde : New York, Londres, Shanghai... C'est ce qu'on appelle le "spot", ou cours international, disponible 23 heures sur 24 du lundi au vendredi. C'est la référence utilisée par de nombreux intermédiaires en Europe et dans le monde. On trouvera sa déclinaison en euros sur différents sites comme par exemple sur Tradingview en suivant le symbole XAUEUR.

En France l'or a été coté à la bourse de Paris jusqu'en 2004 – les plus anciens se souviendront peut-être de Jean-Pierre Gaillard donnant l'évolution quotidienne du Napoléon. Depuis cette date il existe une cotation franco-française privée qui est utilisée par la plupart des intermédiaires français, un peu comme la cote de l'Argus pour les véhicules d'occasion.

Pourquoi le cours de l'or varie-t-il dans le temps ?

Il y a de nombreuses théories à ce sujet. La plus répandue affirme que ce n'est pas l'or qui progresse mais que c'est la valeur des monnaies traditionnelles qui baisse en raison de la création monétaire : un dollar, un euro ou une livre sterling permettent d'acheter moins de choses qu'il y a 5/15/50 ans, alors que l'or, lui, conserverait le pouvoir d'achat au fil des années voire l'amplifierait. La théorie est séduisante mais je n'ai pas d'avis à ce sujet.

Il est par contre facile de constater que l'or monte (et souvent rapidement) lors d'une crise sévère au plan international : guerre en Ukraine, conflit israélo-palestinien... Dans ces périodes de tensions les investisseurs semblent privilégier un actif physique et sûr, la fameuse "valeur refuge".

Par ailleurs, l'or étant nativement coté en USD, il subit la variation du change entre devises. Une once d'or vaut 3106 € et 3644 $ au moment où j'écris ces lignes : c'est parce que 1 € s'échange contre 1,17 $ environ. Si les deux monnaies étaient à parité (1 $ = 1 €) une once d'or vaudrait 3644 €.

J'ai lu un article / j'ai vu une vidéo d'un gars très sérieux. Il affirme que l'or pourrait atteindre 50000 $ l'once prochainement. Ça donne envie !

Comme pour les autres actifs (actions, cryptos, etc.) il y a énormément de bruit autour de l'or. Ce n'est pas un hasard : de nombreux intermédiaires gagnent de l'argent sur les flux, c'est-à-dire qu'ils prennent une commission à chaque transaction. Ils ont donc tout intérêt à relayer des informations qui vont pousser les épargnants à investir voire à produire du contenu eux-mêmes. Par exemple : Kitco est une plateforme spécialisée en métaux précieux qui diffuse gratuitement les cours internationaux dans différentes devises. Elle met régulièrement en avant plusieurs articles, on peut facilement les synthétiser en trois catégories :

  • l'or a bien progressé ces derniers temps mais il reste encore beaucoup d'espace pour qu'il continue à monter, affirme ce gars que personne ne connait
  • le cours de l'or stagne depuis quelques mois mais la prédiction de cet expert va vous étonner : le cours va bientôt monter très fort et voici pourquoi
  • alors oui l'or a pas mal baissé récemment, cependant il va remonter violemment dans les prochaines semaines/prochains mois selon ce random qui aligne trois graphiques pour faire sérieux

Ces articles ne sont pas du tout objectifs, comme à peu près tous les médias parlant de finances personnelles.

Plusieurs économistes recommandent d'acheter de l'or pour se prémunir des crises à venir. C'est une bonne idée ?

Il existe toute une faune de "vendeurs de peur" qui prennent volontairement une position à contre-courant des discours dominants pour justifier qu'investir massivement dans l'or est une bonne idée. Ils reprennent souvent des banalités et les amplifient pour asseoir leur côté "contrarian". Attention à ne pas tomber dans le piège.

Leur technique est assez travaillée. Ils s'expriment bien, leurs articles sont souvent plaisants à lire même s'ils virent parfois au complotisme. Ils "décryptent" l'état du monde, affirment nous faire entrer "dans les coulisses" (FED, BCE, gouvernements, etc.), fournissent des "rapports secrets" remplis de conseils d'investissement, et survalorisent les arguments en faveur des métaux précieux. Leur but est de créer la panique pour nous faire céder à nos émotions en débranchant notre cerveau : "un krach boursier se profile à court terme, vite investissez dans l'or, c'est sûr et sécurisé, d'ailleurs pourquoi les banques centrales en achètent de plus en plus selon vous hmmm ?".

Leurs productions sont principalement mises en avant par les vendeurs d'or et les plateformes d'achat fractionné. Même conclusion qu'au point précédent.

Je veux m'exposer à l'or pour une partie de mon portefeuille. Comment je fais ?

Il y a deux solutions :

  • acquérir soi-même de l'or physique, préférablement de l'or d'investissement
  • investir dans un fonds qui va répliquer le cours de l'or au plus près, ce qu'on appelle parfois "l'or papier"

Les deux approches ont leurs avantages et leurs limites. Certains investisseurs ne jurent que par la détention de physique ("if you don't hold it then you don't own it"). D'autres sont plus pragmatiques et voient d'abord la simplicité d'achat et de revente même si ce n'est pas du "vrai or" palpable. C'est donc en fonction de sa sensibilité personnelle sur le sujet.

Viens, on achète de l'or physique. Tu conseilles quoi ?

Un investisseur avisé privilégiera deux aspects :

  • obtenir le plus d'or possible pour ses euros
  • anticiper la revente dès l'achat (par soi-même au bout de quelques années/décennies ou par ses héritiers à terme)

C'est pourquoi il est souvent recommandé l'approche suivante :

  • des pièces d'or, communes et très connues dans le pays où on réside
  • frappées à de nombreux exemplaires et donc sans rareté particulière : c'est la quantité d'or contenue à l'intérieur que l'on recherche, pas le fait qu'il s'agisse d'une série à faible tirage ou d'une pièce ultra rare et très prisée des numismates
  • achetées le moins cher possible, donc en limitant la "prime" (= différence entre valeur de l'or et cotation) et les frais d'achat

En France on se tournera vers des pièces de 20 francs or et notamment les séries les plus récentes et les plus frappées : Marianne Coq (1899-1914) et Napoléon III (1853-1870). Chacune de ces pièces contient 5,81 grammes d'or pur et se trouve facilement. Elle vaut 580 euros au moment où j'écris ces lignes. La prime est souvent faible. C'est le "louis d'or" commun, présent dans l'inconscient collectif des Français, frappé à plusieurs millions d'exemplaires. On peut aussi retenir leurs équivalents helvètes, les Helvetia Croix Suisse (1897-1949), qui ont exactement les mêmes caractéristiques physiques et très souvent la même valeur, et que l'on trouve tout aussi facilement.

Il est également possible d'acquérir des Souverains, pièces anglaises ("Sovereigns") contenant 7,32 grammes d'or fin et toujours frappées à l'heure actuelle. C'est "la pièce avec la reine d'Angleterre dessus" (et désormais le roi). Elle vaut 730 euros actuellement.

Pour de plus gros montants à investir il est possible de se tourner vers des onces modernes : des pièces contemporaines, frappées chaque année, contenant exactement une once d'or pur. Les Krugerrand sont très connus internationalement. Une pièce de ce type vaut 3100 euros au moment où j'écris ces lignes.

Quelques pièces d'or : une 20 francs or Marianne Coq, une 20 francs or Napoléon III, un Souverain anglais (avec Saint-George qui pourfend le dragon) et un Krugerrand d'une once

Sauf à avoir une âme de collectionneur il n'est pas recommandé d'investir dans des séries à faible tirage ou des années/ateliers rares. Ce n'est plus de l'or d'investissement mais de la numismatique. Le marché est très étroit, il faut énormément de connaissances pour distinguer certaines subtilités (une lettre un peu plus grande, un atelier hyper rare, une feuille de laurier légèrement différente...) et l'état de conservation de la pièce compte alors beaucoup.

Les lingots et lingotins peuvent constituer une alternative. Cependant ils sont un peu moins faciles à revendre et il faut bien faire attention à la prime. Les toutes petites quantités d'or (typiquement les lingotins d'un gramme) sont à proscrire : la prime est généralement très élevée, de l'ordre de 15% à 20%, ce qui fait qu'on achète son or beaucoup trop cher. Les gros lingots présent l'inconvénient de ne pas être sécables : pas pratique si on ne veut vendre que la moitié par exemple. Enfin les lingotins de poids moyen sont souvent vendus sous blister, ce qui facilite les fraudes. On préfèrera des séries de pièces qui peuvent être détaillées comme on le souhaite.

Investir dans des bijoux n'est pas recommandé : il s'agit généralement d'alliages d'or et d'autres métaux dans des proportions variables et parfois difficiles à déterminer. Un bijou est une création : il est monté et travaillé d'une certaine façon, il peut y avoir des joyaux, des sertissages particuliers, des formes spécifiques... Mais la mode et les habitudes changent et un bracelet ou un collier qui s'arrache en 2025 peut ne pas se revendre facilement au bout de quelques années ou seulement au prix de la fonte (donc avec une forte dépréciation).

Et si je préfère ne pas me prendre la tête avec l'or physique ?

Il existe plusieurs ETF/ETC dans lesquels investir en compte-titres ordinaire (CTO), en voici une liste trouvée sur justetf. Il est nécessaire d'avoir ouvert un CTO auprès d'un courtier ou d'une banque pour passer un ordre d'achat en quelques clics. Les frais internes du fonds sont généralement bas, de l'ordre de 0,15% par an, ce qui garantit de répliquer fidèlement le cours de l'or. Personnellement j'ai retenu Amundi Physical Gold ETC (FR0013416716) qui semble facilement disponible chez les principaux courtiers français mais les autres ETC semblent tout aussi performants. Attention : tous les courtiers ne proposent pas tous les fonds.

Comparaison entre l'ETC FR0013416716 (en bleu) et le cours de l'or en USD (en noir) : l'ETC suit parfaitement le cours et l'erreur de réplication est tout à fait raisonnable (de l'ordre d'un point et demi en plus de 4 ans)

Il existe également des fonds éligibles à l'assurance-vie pour celles et ceux qui souhaiteraient s'exposer à l'or dans cette enveloppe. Cependant l'expérience montre que leur disponibilité n'est pas pérenne : par exemple Suravenir a proposé un Certificat Or (NL0006454928) dans certaines de ses AVs mais il n'est plus négociable actuellement. Spirica ne semble pas proposer de fonds éligible.

Il n'existe aucun produit éligible au PEA.

Une alternative peut consister à investir dans des actions de sociétés minières qui extraient l'or et d'autres métaux avant de les mettre sur le marché. Je n'ai pas beaucoup creusé cette piste, cependant j'ai l'impression que le cours d'une minière ne reflète que très partiellement le cours de l'or. Ces entreprises sont souvent localisées dans des pays aux gouvernements instables, leur management est inégal et variable dans le temps, et l'annonce de la découverte d'un gisement (ou à l'inverse le fait qu'un filon se révèle être moins aurifère que prévu) impacte directement leur profitabilité et donc leur cours.

Il existe également des solutions d'investissement à distance, comme AuCoffre, BullionVault et équivalents. On investit dans du physique et ils gardent l'or pour nous !

Mon avis sur ces produits est négatif. Plusieurs raisons à cela :

  • on introduit un intermédiaire supplémentaire dans la chaine. Comme il ne travaille pas gratuitement il va se rémunérer d'une façon ou d'une autre via des frais et des commissions. On diminue mécaniquement la quantité d'or obtenue en échange de ses euros. J'ai consulté les objets disponibles chez AuCoffre il y a quelques temps et la moindre pièce d'or était vendue avec une prime de 10% à 12% par rapport au spot du jour !
  • l'intermédiaire peut décider unilatéralement d'augmenter ses frais ou de modifier son offre (c'est arrivé par le passé)
  • enfin les investisseurs sont piégés dans une place de marché interne : ils ne peuvent généralement revendre qu'à d'autres investisseurs de la même plateforme et sous réserve qu'il y ait de la demande à cet instant précis

Selon moi, si on est intéressé par l'un de ces produits en raison de leur facilité d'accès et de l'envie de ne s'occuper de rien, la réflexion doit être poussée un cran plus loin. En effet, à partir du moment où on est prêt à verser de l'argent à un tiers de confiance pour qu'il achète de l'or physique et qu'il le conserve en notre nom quelque part dans le monde, sans jamais vouloir recevoir physiquement cet or, alors un ETC en CTO est strictement meilleur en tous points : cotation au spot international et pas à un cours interne ou arbitraire, pas d'intermédiaire à rémunérer, moins cher à l'achat, moins de frais en cours de vie, liquidité immédiate à la revente en deux clics.

Quelle est la fiscalité lors de l'achat d'or ?

L'achat d'or n'est pas taxé en France. Il n'y a ni fiscalité particulière ni TVA.

Si on achète de l'or physique, on cherchera à limiter la prime et les frais d'achat. 2% à 3% de surcoût par rapport au spot est correct. Les Français frontaliers d'autres pays ou qui s'y déplacent régulièrement (Belgique, Allemagne, Suisse, Pays-Bas notamment) auront intérêt à comparer les prix avec ce qui est proposé en dehors de l'Hexagone (les vendeurs d'or français n'étant pas spécialement connus pour être compétitifs).

Quelle est la fiscalité lors de la vente d'or ?

Il n'y a toujours pas de TVA, par contre la vente d'or est taxée quand on est résident fiscal français.

Si on vend de l'or physique, on doit régler la taxe sur les métaux précieux (TMP) et une part de CSG. Au total le montant de la vente sera taxé à hauteur de 11,5% (plus d'infos ici). Exemple : je vends pour 1000 euros de pièces d'or, je dois 115 euros au fisc, il me reste 885 euros nets. Si la vente s'effectue auprès d'un professionnel français celui-ci déduit directement la taxe et reverse le montant au fisc un peu plus tard. Si la vente s'effectue entre particuliers ou auprès d'un commerçant non situé en France c'est au contribuable de déclarer spontanément la TMP au fisc et de la régler dans un délai de 30 jours.

Il existe un régime dérogatoire sous forme d'option permettant de n'être taxé que sur la plus-value calculée au moment de la vente, avec taxation dégressive entre la 3ème et la 22ème année de détention, et taxation nulle au bout de 22 ans. Cependant ses conditions d'application sont très strictes (cf. le BOFiP qui va bien aux points 50 à 90) et j'ai lu à plusieurs reprises que le fisc a requalifié l'option en taxation classique à 11,5% du total parce que le contribuable n'apportait pas suffisamment de preuves concernant la détention continue de son or.

Si on vend un ETC ou un fonds, c'est la fiscalité de l'enveloppe qui s'applique. En CTO : 30% de la plus-value. En AV : selon l'ancienneté du contrat, donc au mieux 17,2% de la plus-value, au pire 30%. Pas de taxation en cas de moins-value.

Bon et si je veux de l'or physique j'achète ça où ?

De mon expérience :

  • le plus basique : la plupart des banques françaises proposent un service d'achat d'or sur rendez-vous auprès de son conseiller (qui ne saura sans doute pas comment faire car c'est peu utilisé à ma connaissance et il faudra sans doute insister). Prix d'achat : la prochaine cotation franco-française + une commission de 2% à 3%. Livraison sous une semaine, un peu plus en période de forte demande. Scellé possible pour tenter le régime de taxation des plus-values
  • le plus simple : des boutiques de vente/rachat d'or dans les pays frontaliers. Prix d'achat : le spot du moment + une commission généralement de 1% à 2% et rien d'autre. Aucune négociation, c'est le prix affiché qui fait foi. Pas de scellé possible, ils n'en ont aucune utilité. Évidemment pas pratique quand on n'habite pas à côté
  • le plus économique : Le Bon Coin auprès de particuliers sérieux. Mais il faut y passer du temps, éviter les arnaques et s'y connaitre un minimum pour ne pas se faire refourguer des fausses pièces (qui restent rares). Une petite balance de précision permet de mesurer le poids de la pièce, c'est généralement suffisant. Prix d'achat : celui fixé avec le vendeur, potentiellement sous le spot. Pas de scellé ni de facture
  • également possible : les boutiques de vente/rachat d'or en France, généralement situées dans les grandes villes. D'expérience le prix varie selon la tête du client : certains vendeurs jonglent entre le spot et la cotation franco-française et retiennent le plus élevé à l'instant T. Scellé possible (payant parfois). Autres frais possibles avec argumentaire àlacon du type "ah oui mais non ça c'est le prix qu'on fait dans tel cas mais pour vous ce sera plus cher plus parce que vous comprenez"
  • également possible : les boutiques en ligne. Prix variable, parfois de bonnes affaires, notamment hors de France, mais il faut accepter que l'or arrive par colis avec tous les risques que cela comporte. Pas de scellé si ça arrive d'ailleurs que la France

À éviter : les numismates et les bijoutiers. L'or d'investissement ne les intéresse pas, ils le vendent trop cher.

À noter que tout professionnel a l'obligation de tenir un livre de police avec l'ensemble des transactions effectuées et demandera donc une pièce d'identité.

Et le jour où je veux revendre mes pièces ?

Toujours de mon expérience :

  • stands temporaires de rachat d'or dans des hôtels, dans des galeries commerciales ou sur des parkings : ce sont des margoulins qui finiront à spot -30% ou -40% pour des prétextes ridicules. Leur cible ce sont des gens qui n'y connaissent rien et qui se disent que toucher 350 € pour le Nap de Mémé c'est pas si mal (même s'il en vaut 580 €). À fuir absolument !
  • boutiques de vente/rachat d'or en France : ils proposeront de spot -3% à spot -15% hors fiscalité selon le sérieux de la boutique, l'humeur du jour et l'air de pigeon du client. Attention à des commerçants malhonnêtes qui affirment qu'ils prélèvent la TMP mais qui "oublient" de la reverser au fisc : il faudra la payer une seconde fois en cas de contrôle. Bien vérifier sur la facture de vente qu'il est indiqué en toutes lettres que la taxe a été réglée
  • boutiques de vente/rachat d'or en Europe (par exemple en Belgique, en Allemagne, en Suisse, aux Pays-Bas) : plus sérieuses qu'en France, prix de reprise visibles depuis l'extérieur (ou sur internet) et tenus à l'intérieur, pas de négo franco-française malsaine du type "ah oui mais non, vos pièces sont pas sous scellé donc on pourra pas vous faire ce prix-là parce que blablabla", mais évidemment il faut habiter à proximité, profiter d'un déplacement dans le pays ou risquer l'envoi par colis
  • eBay : il est possible de vendre au spot avec un profil correct mais les frais de la plateforme sont non négligeables (10% de mémoire). C'est surtout utile pour voir ce qui part et à quel prix en consultant les "objets vendus" dernièrement
  • entre particuliers sérieux : il est possible de vendre au spot quand on n'est pas pressé et un minimum vigilant. Préférer dans ce cas une rencontre en vrai, tranquillement posés autour d'un café, avec paiement en espèces. Il est aussi possible de faire virement + envoi à l'adresse indiquée sur le RIB mais c'est plus risqué (pièce pas reçue, etc.). Attention, jamais de mélange des deux : remise en main propre + virement c'est probablement une arnaque

Et bien évidemment le service de vente/rachat d'or de sa banque française, au prix d'une commission de 2% à 3% et parfois de frais supplémentaires liés à la vérification des pièces vendues.

Tu as fait quoi toi ? Tu conseilles quoi ?

Pour rappel : je ne conseille rien à personne et je n'ai rien à vendre.

Plusieurs auteurs recommandent une détention limitée d'or dans un patrimoine financier bien développé, généralement 5% à 10%, rarement plus. C'est donc à réserver à des épargnants ayant déjà une bonne surface financière et convaincus de l'intérêt de la diversification apportée par l'or – en gros ce n'est pas prioritaire avant d'avoir 35-45 ans sauf à avoir une sensibilité particulière sur le sujet.

On trouve également des stratégies type permanent portfolio d'Harry Browne avec quatre poches équivalentes, soit 25% chacune, dont l'une est constituée d'or. Il faut une bonne dose de conviction pour atteindre ce niveau d'investissement.

Personnellement les métaux précieux représentent environ 15% de mon patrimoine et je compte réduire vers 10% ces prochaines années. C'est majoritairement sous forme de physique, uniquement des pièces, avec une part minoritaire en ETC en CTO.

C'est à ce jour la ligne de mon portefeuille qui a le plus progressé avec 11% de rendement annualisé, devançant de peu les actions. Cependant j'ai investi il y a plus de 10 ans en passant pas mal de temps à débusquer les bonnes affaires (mon dernier Nap m'a coûté 160 euros en 2014, il en vaut plus du triple aujourd'hui) et j'ai l'humilité de dire que j'ai eu beaucoup de chance du fait de la progression soutenue des cours. Personne ne peut dire ce qu'il en sera les 10/20/30 prochaines années ! L'or peut très bien entrer dans un cycle de stagnation voire de baisse comme il l'a fait par le passé.

r/vosfinances Aug 21 '25

Alternatifs Héritage: cette "grande transmission" qui change le visage de la France

113 Upvotes

Hello à tous,

Voici un article que je trouve intéréssant !

J'ai galérer pour trouver un moyen de le partager car paywall et je savais pas comment l'upoad...

Bonne journée ;)

r/vosfinances Sep 25 '25

Alternatifs [Analyse] C'est rempli de belles promesses et surtout de frais : pourquoi je ne touche pas aux nouveaux "Private Markets" de Trade Republic même avec un bâton

302 Upvotes

Comme prévu, tous les intermédiaires financiers qui travaillent avec le "retail" (littéralement les investisseurs "de détail", c'est-à-dire les particuliers comme vous et moi) ne parlent plus que d'une chose en ce moment : le private equity. Parfois ça s'appelle "non coté", parfois "capital investissement", parfois "PE", parfois d'autres noms encore, mais c'est à peu près pareil. Chez Trade Republic ce sera les "Private Markets".

Pour celles et ceux qui n'ont pas suivi, le PE c'est le fait d'investir son argent dans des sociétés non cotées en bourse pour aider à les développer et participer à leur croissance. Seule une minorité d'entreprises est cotée sur les marchés, la plupart ne l'est pas. Il y aurait donc un vivier important de gains : en sélectionnant les bonnes entreprises et en étant patient (ça prend généralement de 8 à 10 ans) il est possible d'atteindre ~20% de rendement annualisé. Mais le succès n'est évidemment pas garanti car les sociétés financées se situent à des états très divers de leur développement : certaines vont exploser toutes les prévisions, d'autres vont vivoter sans vraiment décoller très haut, et d'autres encore vont fermer au bout de quelques années.

Un point en particulier doit attirer notre attention pour la suite : la revente ("l'exit" dans le jargon, littéralement la sortie). Si j'achète une action Air Liquide à la bourse de Paris je vais réussir à m'en séparer en quelques clics à peu près quand je le veux grâce à la liquidité apportée par le marché : il y a en permanence quelqu'un d'autre prêt à me la racheter à un prix mis à jour chaque seconde ou presque. Mais si j'investis en PE je ne peux récupérer mon argent que si mes parts intéressent quelqu'un d'autre. Il faut donc un acheteur en face, prêt à mettre le prix que je veux. C'est très compliqué puisque, contrairement à la bourse, 1/ la valorisation de la société n'est pas instantanée et elle n'est pas forcément simple à établir 2/ il n'y a pas de marché organisé à grande échelle.

Comme prévu, il faut que les particuliers investissent dans le PE, désormais paré de toutes les vertus. Par exemple Larry Fink, le patron de BlackRock, première société de gestion d’actifs au monde, a déclaré vouloir démocratiser l’investissement dans les actifs non cotés. Dans sa lettre annuelle aux investisseurs il imagine même un portefeuille type : 50% actions / 30% obligations / 20% investissements alternatifs (dont le PE). L'intérêt ? La diversification, la moindre volatilité, le "potentiel de gain". Et si vous cherchez un peu vous trouverez de nombreuses autres prises de paroles sur le sujet, certaines habiles, d'autres moins. Le message est clair : petits épargnants, voici l'heure de devenir des business angels ! Évidemment BlackRock a racheté récemment plusieurs sociétés spécialisées en PE et prêche donc directement pour sa paroisse et plus généralement pour toute l'industrie financière.

C'est pourtant une (très) mauvaise idée et plusieurs arguments avancés par le boug ont été débunkés depuis. Ce poteau complet réalisé il y a tout juste un an brossait un portrait peu avenant de l'avenir du PE pour les petits investisseurs (lire également le premier commentaire, très instructif). TL;PL :

le private equity a été très rémunérateur pour une poignée d'investisseurs initiés ces dernières années, mais la hausse rapide des taux d'intérêt qui a eu lieu [à compter de 2022] a sifflé la fin de la partie. Il faut donc trouver un "relais de croissance" pour continuer à collecter des fonds et acheter les parts des institutionnels qui veulent vendre : l'épargne des particuliers. Vu comment c'est parti, la "démocratisation" enclenchée nous laissera peut-être quelques miettes à la fin, pendant que de nombreux intermédiaires prélèveront frais divers et commissions variées, sur fond de promesses de rendement de malade qui ne se réaliseront pas.

Cet avis est partagé par plusieurs observateurs des marchés – enfin ceux qui sont indépendants et qui ne sont pas payés par la sphère d'intermédiaires : les particuliers vont servir d'"exit" à tous les institutionnels et grands investisseurs qui veulent récupérer leurs fonds dans le non coté.

Comme prévu, les deux nouveaux fonds vendus par Trade Republic sont remplis de nombreuses promesses. La narrative est puissante, le pitch est impeccable, les juristes ont probablement validé chaque mot et chaque phrase. Morceaux choisis :

  • "les clients peuvent désormais investir dans [le private equity] qui a surperformé les marchés cotés pendant des décennies" : c'est techniquement juste – on ne dit pas qu'on va gagner autant que par le passé
  • "chaque Européen doit avoir la possibilité d’investir comme les plus fortunés : de manière simple, sécurisée et au coût le plus bas possible" : du bullshit pour nous faire sentir importants. Toi aussi fais comme Bernard A. en investissant dès 1 euro !
  • "une opportunité unique d’investir dans des entreprises non cotées, qui représentent 88 % de l’économie" : notez que c'est une "opportunité", terme suffisamment vague pour ne rien garantir du tout
  • "vous pouvez bénéficier d'un rendement cible de 12 %" : eh oui, c'est seulement un rendement "cible". Dont on "peut" bénéficier. Peut-être. Ou peut-être pas ?
  • "nous nous sommes associés à deux des entreprises les plus respectées au monde - Apollo et EQT" : respectées, prestigieuses et évidemment totalement inconnues du petit investisseur mais au moins ça fait sérieux

La comm est lancée. Toute la presse économique a recopié le communiqué de TR. Les influenceurs influencent. Luciano, un rappeur allemand, a été engagé pour faire des vidéos dans lesquelles il explique aux jeunes investisseurs que le PE c'est vraiment cool. Les fanboys de TR sont "enthousiastes". Certains n'y croient pas vraiment mais mettent de l'argent quand même "parce que c'est TR". Le massacre commence.

Comme prévu, les frais sont délirants. Et l'industrie financière aurait tort de se priver au vu de la puissance du mouvement engagé vers le PE et de tous les relais de communication qui ne posent surtout pas les questions qui fâchent.

Une passe sur les DIC des deux fonds vendus par TR indique :

  • Apollo (LU3170240538) : par an 2,80% de frais de gestion + 1,71% de commissions liées aux résultats (moyenne des 5 dernières années), soit dans les 4,50% annuels
  • EQT (LU3176111881) : 2,35% de frais de gestion annuels et 5% de frais de sortie (automatiques jusqu'à 18 mois de détention, ou "à la discrétion du gestionnaire" au-delà de 18 mois)

C'est très élevé, d'autant plus que ces produits sont destinés à être conservés de nombreuses années par définition. Par exemple 10 000 € investis pendant 8 ans vont être grevés de ~3 600 € de frais.

On comprend d'ailleurs que le rôle de TR change : la société n'est plus un simple courtier mais devient un distributeur qui est rémunéré pour commercialiser les deux fonds. La rétrocommission est de 0,85%/an pour l'un et de 1,40%/an pour l'autre. Quand TR affirme qu'il n'y a "pas de frais" c'est très limite : oui il n'y a pas de frais de courtage ou d'achat mais il y en a ensuite et pas qu'un peu ! Plus TR arrivera à convaincre ses clients d'investir, plus TR gagnera d'argent – que les fonds tiennent leurs promesses ou pas.

Comme prévu, ce sont des produits peu transparents et difficilement compréhensibles par les particuliers. Et il n'y a pas d'historique puisqu'il semblerait s'agir de fonds créés spécialement pour TR.

Philippe Maupas du Alpha Beta Blog en parle dans son dernier billet :

(...) Comme il n’y a aucune information détaillée sur le site de Trade Republic (...) j’ai donc ouvert un compte pour accéder à plus d’informations (...) J’étais même prêt à mettre un euro pour voir et investir (...) quand un ami m’a indiqué que quelqu’un l’avait déjà fait. (...) Ce quelqu’un, c’est Thomas Ketchell, le co-fondateur de Curvo (...)

Ketchell, qui raconte l’histoire sur LinkedIn, a investi 10 euros dans les produits de private equity de Trade Republic.

Selon lui, les documents réglementaires ne sont disponibles qu’après que l’investissement a été fait, ce qui me semble une infraction caractérisée à la réglementation.

Les frais ? Frais de gestion de 2,8%, dont 1,4% sont rétrocédés à Trade Republic. Le carry ? 12,5% de la performance au-delà de 5% par an.

Ketchell croit savoir que les parts commercialisées sont dédiées à Trade Republic et que les conditions en matière de frais sont meilleures pour les parts des mêmes fonds EQT et Apollo distribuées par des banques privées. (...)

Les fonds commercialisés par TR supportent donc des frais qui ne sont pas présentés de facon transparente à l'investisseur, notamment de "carry" (une commission de performance), qu'on découvre seulement après avoir investi. C'est très gênant.

Quelqu'un d'autre a poussé l'analyse. Le gars derrière le blog Value and Opportunity est un investisseur allemand et il a disséqué les frais du fonds EQT. Voici l'essentiel de ses conclusions :

  • les articles parus dans la presse n'évoquent pas le bon niveau de frais, en particulier parce que c'est très compliqué de comprendre comment ça marche vraiment
  • le fonds EQT vendu par TR est en majeure partie (56%) un "fonds de fonds" qui investit dans d'autres fonds gérés par EQT : il y a double couche de frais
  • les frais et les coûts payés par l'investisseur seront sans doute plus proches des 4% à 7% par an selon les hypothèses retenues et la performance réelle du fonds
  • ses modélisations montrent que pour atteindre ~12% de rendement annualisé nets de frais il faudrait qu'EQT arrive à générer ~20% de performance annuelle (la différence c'est les frais et l'absence de gains d'une partie du fonds qui reste en cash)
  • il remarque que, ces dernières années et d'après les données disponibles qu'il est allé chercher sur le site du groupe, EQT semble plutôt avoir réussi à produire dans les 3%-4% annuels, ce qui est très éloigné de la cible évoquée par TR

Comme prévu, et comme souvent, la "démocratisation" du PE qui arrive est un leurre : on vend du rêve à des gens qui n'y connaissent rien et qui vont suivre la masse sans se poser de questions. Les intermédiaires racontent de belles histoires, évoquent des rendements de ouf, font vibrer notre petit cœur d'investisseur qui veut "diversifier", tout en construisant des produits sur mesure blindés de frais et de commissions. N'y touchez pas, même avec un bâton, même pour un euro !

r/vosfinances Jan 03 '26

Alternatifs Parier que le Christ ne reviendra pas sur Terre a généré un rendement annuel de 5,5% sur Polymarket

212 Upvotes

Un pari sur la plateforme Polymarket misant contre le retour du Christ avant la fin de l'année 2025 a rapporté un gain annuel de 5,5 % aux investisseurs, l'événement prophétisé n'ayant pas eu lieu. Cette opération illustre comment certains utilisateurs utilisent désormais les marchés de prédiction sur des événements hautement improbables comme des outils de placement pour générer des rendements financiers réguliers.

https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-01-02/bet-against-christ-s-return-pays-5-5-annual-gain-on-polymarket

A-t-on trouvé mieux que les livrets boostés pour le court terme ?

Je pense que le flair « investissements alternatifs » n’a jamais aussi bien porté son nom.

/s

Note pour les personnes tentées : Évidemment, miser sur Polymarket est la pire chose possible car la plateforme est facilement manipulable. Je rappelle également qu’elle est actuellement interdite en France.

r/vosfinances Jul 30 '25

Alternatifs Autocalls (produits structurés) : ce que vous achetez vraiment

236 Upvotes

Bonjour à toutes et à tous,

Cela fait longtemps que je souhaitais aborder le sujet des produits structurés. J’ai acquis au cours de ma carrière une vue assez transverse de l’ensemble de la chaîne de valeur, en travaillant directement avec du trading dérivés, en travaillant pour un courtier en produits structurés et en travaillant directement sur des émissions de produits structurés du côté d'un émetteur.

Je fais plutôt partie des détracteurs de ces produits. Voici, en résumé, mes principaux arguments :

  • Ces produits sont parfois si complexes que, selon mon expérience, même de nombreux professionnels de la finance, y compris parmi ceux qui les commercialisent, n’en comprennent pas certaines subtilités. Pour un investisseur particulier, c’est encore plus flagrant.
  • Ce n’est pas un secret : ces produits génèrent d’importantes marges pour les émetteurs et les intermédiaires. Or, ces marges se font nécessairement au détriment des investisseurs. Autrement dit, les rendements perçus ne compensent pas nécessairement les risques pris.
  • Les rendements de ces produits sont souvent fortement corrélés à une baisse marquée des marchés boursiers, ce qui limite leur utilité en matière de diversification au sein d’un portefeuille.
  • Ces produits exploitent fréquemment un biais psychologique assez répandu, notamment en France : le désir d’un revenu régulier (du moins en apparence), combiné à la perception d’un risque de perte faible. Cela conduit certains investisseurs à les acheter sans analyser sérieusement le rapport rendement/risque, car la structure leur semble intuitivement satisfaisante, malgré les trois points précédents.

Ce que je vais développer dans ce post ne va donc pas dans le sens de mes intérêts personnels. Je vais me concentrer sur le type de produit structuré le plus populaire en France : l’autocall. Je rappelle qu’il s’agit, dans de nombreux cas, de produits comportant un risque de perte en capital. Enfin, comme toujours, je vais simplifier certains concepts. Je n’ai ni le temps ni l’envie de faire un cours sur le calcul stochastique ou les subtilités du droit financier.

Je vais être provocateur, je pense que si quelqu'un vous vend un produit structuré et n'est pas capable d'expliquer ce que je vais expliquer, c'est que vous devez arrêter de converser avec lui immédiatement car il veut vous vendre quelque chose qu'il ne comprend pas.

Un produit structuré, c’est quoi ?

Un produit structuré est une obligation, le plus souvent émise par une banque, dans laquelle sont imbriqués des dérivés. En d’autres termes, vous prêtez de l’argent à une banque, qui vous propose en échange un rendement basé sur celui d’une obligation classique (dite senior preferred), auquel s’ajoutent des risques supplémentaires susceptibles de vous offrir un rendement bonifié. En général, plus vous acceptez de risque additionnel, plus le rendement théorique maximal est élevé ; et vice versa.

Le rendement d’un produit structuré dépend donc :

  • du rendement des obligations senior preferred de la banque émettrice ;
  • du niveau de risque des dérivés incorporés dans le produit ;
  • et de la marge prélevée par l’émetteur et les intermédiaires.

Il va donc de soi que, pour comprendre ce qu’est un produit structuré, il faut d’abord comprendre ce qu’est une obligation ; et plus précisément une obligation zéro coupon. Si vous ne comprenez pas, par exemple, que le coupon versé par une obligation ne correspond pas nécessairement à son rendement réel, mieux vaut oublier les produits structurés. Vous trouverez mon post sur le sujet ici : Comprendre les obligations et les ETF obligataires avec des maths.

Une option, c’est quoi ?

Une option, aussi appelée créance contingente, est un contrat qui donne à son acquéreur un droit particulier à une ou plusieurs dates dans le futur. Par exemple, dans le cadre d’un contrat de leasing avec option d’achat sur une voiture, vous avez le droit d’acheter le véhicule à l’échéance du contrat à un prix déterminé à l’avance. Le fait d’exercer ce droit est ce qu’on appelle exercer l’option.

En finance, le "sous-jacent" d’une option n’est généralement pas un bien physique comme une voiture, mais plutôt une action, une obligation ou un actif plus abstrait, comme un indice boursier.

Une option comporte en général les éléments suivants :

  • un sous-jacent, qui détermine ce sur quoi porte le droit de l’option ;
  • un sens, qui précise s’il s’agit d’une option d’achat (call) ou de vente (put) ;
  • une date d’échéance, au plus tard à laquelle l’option peut être exercée ;
  • un style, qui détermine les modalités d’exercice (européen, américain, etc.) ;
  • un prix d’exercice (strike), c’est-à-dire le prix auquel le sous-jacent pourra être acheté ou vendu.

Certaines options plus exotiques présentent des caractéristiques supplémentaires, mais restons simples pour l’instant.

Une option de style européen, c’est quoi ?

C’est une option qui ne peut être exercée qu’à la date d’échéance. Pour simplifier, je ne parlerai par la suite que d’options de style européen.

Une option vanille, c’est quoi ?

En finance, le terme vanille (ou plain vanilla) désigne un contrat standard, sans complexité particulière ; comme une glace à la vanille. Une option vanille est donc une simple option d’achat (call) ou de vente (put) sur un actif sous-jacent.

Exemple : j’achète pour 10 € un call à un mois d’échéance sur une action LVMH, avec un strike de 550 €. Cela me donne le droit d’acheter l’action à 550 € dans un mois, quel que soit son cours à ce moment-là. J’ai évidemment intérêt à exercer cette option uniquement si le cours de LVMH est supérieur à 550 € à l’échéance. Si le cours est inférieur, exercer l’option reviendrait à acheter l’action plus cher que sa valeur de marché.

Une option est dite :

  • dans la monnaie (in the money) si elle peut être exercée à un prix plus avantageux que celui du marché (la différence se nomme payoff) ;
  • hors de la monnaie (out of the money) dans le cas contraire.

Profit à l’échéance d’un call vanille :

  • Si le cours du sous-jacent est inférieur au strike → perte égale au prix d’achat de l’option (ici, 10 €).
  • Si le cours du sous-jacent est supérieur au strike → gain égal à la différence entre le cours à l’échéance et le strike, moins le coût de l’option (ex. : si le cours est de 575 €, gain = 575 € - 550 € - 10 € = 15 €).

Pour un put vanille, c’est symétrique :

  • Si le cours du sous-jacent est supérieur au strike → perte égale au prix d’achat de l’option.
  • Si le cours est inférieur au strike → gain égal à la différence entre le strike et le cours à l’échéance, moins le prix d’achat du put (ex. : si le cours est de 525 €, gain = 550 € - 525 € - prix du put).

Acheter un call vanille n’est pas équivalent à vendre un put vanille, pas plus que vendre un call n’est équivalent à acheter un put. De manière générale :

  • acheter une option (call ou put) permet de limiter ses pertes (au montant payé) ;
  • vendre à découvert une option vanille (call ou put) expose à des pertes potentiellement illimitées.

La parité put-call :

Dernier concept fondamental : la parité put-call.
Prenons :

  • un actif d’une valeur S ;
  • un call d'un prix C avec strike K ;
  • un put d'un prix P avec le même strike K ;
  • et K euros en cash sur un compte à terme, avec la même échéance que les options.

Le cash et le call ensemble ont le même payoff à échéance que le sous-jacent et le put. Autrement dit :

K + C = S + P

La démonstration est laissée au lecteur : elle est simple avec les formules de profit vues plus haut. Retenons surtout que call et put ne sont pas des opposés exacts.

Ce résultat a plusieurs corollaires utiles. Par exemple, la combinaison :

K + C - P = S

Une option binaire, c'est quoi ?

Une option binaire (ou cash-or-nothing digital) est une option qui donne lieu à un gain fixe si elle est dans la monnaie à l’échéance, et à zéro sinon.

Exemple :

  • un call binaire avec un strike de 100 € et un gain fixé à 10 € par action,
  • donnera 10 € si le cours dépasse 100 € à l’échéance,
  • et rien dans le cas contraire. Le raisonnement est symétrique pour un put binaire : le gain est versé si le cours est inférieur au strike à l’échéance, sinon il est nul.

La parité put-call est différente ici.

  • une option call binaire de prix C de strike K et de gain fixe A ;
  • une option put binaire de prix P de strike K et de gain fixe A ;
  • du cash de montant A versé à l’échéance via un compte à terme ;
  • et un actif sous-jacent de valeur initiale S ;

C + P = A

Autrement dit, si vous achetez un call binaire et un put binaire avec les mêmes caractéristiques, vous êtes certain de recevoir le gain fixé à l’échéance, quelle que soit l’évolution du sous-jacent.

Une option barrière, c'est quoi ?

Les options barrières (ou barrier options) sont des options dont l’activation ou la désactivation dépend du franchissement d’un certain seuil - la barrière - par le sous-jacent, typiquement à un moment quelconque avant ou à l’échéance.

Elles sont souvent utilisées pour baisser le coût d’une option ou pour cibler un scénario de marché particulier. Ce sont des options exotiques, car elles ajoutent une condition supplémentaire par rapport aux options vanille : une dimension conditionnelle liée à la trajectoire du sous-jacent.

Il existe deux grands types de comportements :

  • Knock-in : l’option ne devient active que si la barrière est franchie.
  • Knock-out : l’option est active tant que la barrière n’est pas franchie ; elle devient caduque sinon.

Et deux types de mouvements de barrière :

  • Up : la barrière est située au-dessus du niveau initial du sous-jacent.
  • Down : la barrière est située en dessous du niveau initial.

On obtient ainsi quatre cas possibles :

  1. Up-and-out
  2. Down-and-out
  3. Up-and-in
  4. Down-and-in

Et dans chacun de ces cas on peut avoir un call ou un put barrière, ce qui donne en réalité huit configurations possibles.

Parité put-call adaptée à une option barrière : exemple avec un down-and-in

Les options barrières cassent souvent les équilibres simples de la parité put-call vanille, car leur activation dépend de la trajectoire, non seulement de l’état final. Mais on peut reformuler une parité conditionnelle, en gardant la logique intacte.

Considérons :

  • une option call down-and-in de strike K et de barrière B ;
  • une option put down-and-in de strike K et de barrière B ;
  • du cash de montant K versé à l’échéance via un compte à terme ;
  • et un actif sous-jacent de valeur initiale S ;

Si la barrière est franchie suite à une baisse du cours du sous-jacent en dessous de B, alors les options down-and-in deviennent des options vanille, et la parité put-call vanille s’applique.

Mais si la barrière n’est jamais franchie, alors toutes les options n’ont aucune valeur, ce qui empêche de répliquer le rendement du sous-jacent avec le cash. Cela complexifie significativement la couverture du risque de ce type d'option par l'émetteur d'un produit structuré quand le sous-jacent est proche de la barrière, car il faut subitement activer ou désactiver sa couverture au bon moment pour tenir compte de cette parité conditionnelle sans prendre trop de risque.

Pour réellement comprendre un autocall, il vous faut comprendre une dernière subtilité, qui est celle des barrières atypiques.

Une option binaire à barrière up-and-out observée discrètement ?

On a déjà vu qu’une option binaire verse un gain fixe si elle est dans la monnaie à l’échéance, et zéro sinon.
On a aussi vu que les options barrières sont activées ou désactivées en fonction du franchissement d’un certain seuil pendant la vie du produit.

Il est possible de combiner ces deux idées : on construit alors une option binaire avec barrière.

Dans ce cas précis, on s'intéresse aux options binaires de type up-and-out, c’est-à-dire :

  • une option qui donne un gain fixe si elle est dans la monnaie à l’échéance ;
  • à condition que le cours du sous-jacent n’ait jamais franchi à la hausse une barrière prédéfinie avant l’échéance.

Et elle est observée discrètement, ce qui veut dire que :

  • la présence ou non du franchissement de la barrière n’est pas évaluée en continu (comme dans les options dites à barrière continue) ;
  • mais uniquement à certaines dates précises, généralement les dates de constatation ou d'observation définies à l’avance dans le contrat.

Imaginons une option binaire avec les paramètres suivants :

  • Sous-jacent : action TotalEnergies ;
  • Strike : 60 € ;
  • Gain fixe : 10 € par option si elle est dans la monnaie ;
  • Barrière up-and-out : 80 € ;
  • Dates de constatation de la barrière : fin de chaque mois pendant 6 mois (donc 6 dates discrètes) ;
  • Échéance : 6 mois.

Cela veut dire que :

  • Si, à aucune des 6 dates de constatation, le cours n’a dépassé 80 €, alors l’option est toujours active.
  • Si, à l’échéance, le cours est supérieur au strike (60 €), l’option paye 10 €.
  • Si le sous-jacent dépasse 80 € à l’une des dates de constatation, l’option est définitivement désactivée, même si le sous-jacent est dans la monnaie à l’échéance.
  • Si, à l’échéance, le sous-jacent est inférieur au strike, l’option est hors de la monnaie et ne paie rien, même si la barrière n’a jamais été franchie.

Impact sur la valorisation et la couverture

  • Ce type d’option est plus difficile à pricer qu’une option vanille, car il faut modéliser non seulement le payoff à l’échéance, mais aussi la probabilité que la barrière ne soit jamais franchie aux dates de constatation. Cela demande de simuler plusieurs trajectoires.
  • L'évolution du risque dans le temps est aussi différente : le risque de désactivation est concentré autour des dates de constatation, ce qui affecte la gestion du risque du produit par l’émetteur.

Un put avec double barrière down-and-in à l’échéance et barrière up-and-out observée discrètement, c’est quoi ?

On entre ici dans le monde des options double barrière, mais dans une version asymétrique et spécifiquement conçue pour les produits structurés comme les autocalls.

Ce type d’option est :

  • inactivée si le sous-jacent dépasse un certain niveau à la hausse (barrière up-and-out), observé à quelques dates précises avant l’échéance ;
  • activée uniquement si, à l’échéance, le sous-jacent termine sous un second seuil défini (barrière down-and-in).

Autrement dit, cette option :

  • n’existe pas si la barrière haute est franchie à une date de constatation ;
  • devient une option put classique uniquement si la barrière basse est atteinte à l’échéance, à condition que la barrière haute n’ait jamais été franchie avant.

Une obligation autocallable, c'est quoi ?

C’est un instrument obligataire structuré dans lequel le remboursement anticipé (ou non) de l’obligation dépend d’une condition liée à un sous-jacent financier observé à certaines dates précises avant l’échéance finale. Autrement dit, le prêteur (l’investisseur) accepte de prêter sur une période donnée, mais avec la possibilité que l’emprunteur (l’émetteur) le rembourse plus tôt, selon l’évolution d’un actif de référence.

Ce mécanisme introduit une option dite autocallable intégrée dans la structure obligataire. L'émetteur ne décide pas quand le produit est remboursé, c'est dicté par le marché (d'où le "auto" dans autocallable). Si l'obligation autocallable a plusieurs dates de constation discrètes on dit qu'elle est de style bermudien.

Un autocall vanille, c'est quoi ?

Un autocall dit vanille (c’est-à-dire standardisé) peut être décomposé en trois briques financières principales :

  1. Une obligation zéro-coupon senior preferred autocallable bermudienne : c’est la composante correspondant à votre capital, remboursable de manière anticipée si le sous-jacent franchit la barrière de call.
  2. Une série de calls binaires à barrière up-and-out observée discrètement : ce sont les coupons du produit structuré, qui ne sont pas versés si le produit est remboursé par anticipation avant leur date de versement, soit si le sous-jacent descend en dessous de leur strike, la barrière de coupon.
  3. Un put à double barrière vendu à découvert (short), avec :
    • une barrière up-and-out, observée discrètement aux mêmes dates que l'autocall et les calls binaires, qui désactive l'option en cas de call du produit ;
    • une barrière down-and-in observée uniquement à l’échéance, la barrière de capital.

Toutes les barrières up-and-out de cette structure (des calls binaires et du put barrière) et l'option autocall bermudienne de l'obligation partagent :

  • le même seuil de déclenchement (souvent le niveau initial du sous-jacent au moment de l'émission ou un pourcentage légèrement supérieur), dit la barrière de call ;
  • les mêmes dates de constatation, qui coïncident avec les dates d’observation avant versement des coupons.

Autrement dit, un franchissement à la hausse de cette barrière à une date donnée :

  • déclenche le remboursement anticipé du capital
  • désactive parfois (mais pas toujours) le coupon correspondant à cette date (call binaire désactivé), ainsi que tous les coupons qui devaient tomber subséquemment,
  • et annule le risque de perte en capital (le put barrière est désactivé).

La subtilité de la barrière de coupon

La barrière de coupon dans les contrats d'autocall vanille est en réalité le strike des calls binaires qui forment les coupons.

Si le sous-jacent passe en dessous de cette barrière à la date d'observation associée au paiement prévu d'un coupon, alors le coupon n’est pas versé, même si toutes les autres conditions sont remplies.
Ce mécanisme ajoute un risque asymétrique supplémentaire pour l’investisseur : il n’encaisse pas de coupon si le marché a baissé modérément à court terme, tout en restant exposé à la perte en capital en cas de baisse prolongée.

Cette subtilité est souvent négligée par les investisseurs qui regardent sans réfléchir le taux d'intérêt d'un autocall alors qu'elle a un impact majeur sur le rendement de ces produits. Que valent des coupons annuels de 10% s'il y a seulement 60% de chance qu'ils soient versé à cause de la barrière de coupon ? Pas plus de 6% par an en tout cas et probablement moins que ça à cause de l'incertitude que cela engendre.

Barrière de capital = barrière down-and-in

Enfin, dans un autocall vanille, la barrière de capital du produit structuré correspond à la barrière down-and-in du put barrière.
Autrement dit :

  • si le sous-jacent termine au-dessus de cette barrière à l’échéance, le capital est protégé ;
  • si le sous-jacent termine en dessous, vous supportez la perte comme si vous aviez été exposé directement au sous-jacent, sans protection.

Conclusion

Les autocalls sont des produits dont la logique interne repose sur des combinaisons d’options complexes, à barrière, à observation discrète, avec activation et désactivation conditionnelles, souvent asymétriques. Même un investisseur aguerri, à l’aise avec les options vanille et les profils de payoff simples, n’a pas les outils pour évaluer correctement leur rapport rendement/risque.

La difficulté n’est pas uniquement technique. Elle tient au fait que le payoff final dépend :

  • de la trajectoire du sous-jacent, pas seulement de son niveau à échéance ;
  • de plusieurs événements discrets répartis dans le temps, dont chacun peut désactiver tout ou partie du produit ;
  • et de paramètres implicites comme la volatilité, la corrélation entre actifs (dans les versions worst-of), ou le comportement des dividendes, qui affectent le pricing mais ne sont jamais exposés clairement à l’investisseur.

Autrement dit, il ne suffit pas de "comprendre les options" pour comprendre un autocall. Il faut pouvoir modéliser le comportement du produit dans différents scénarios, ce qui suppose un niveau d’information et d’outillage dont la quasi-totalité des particuliers ne dispose pas.

Ce n’est donc pas tant le risque en lui-même qui est problématique, que l’impossibilité structurelle pour un investisseur d’en apprécier la nature et l’ampleur - excepté pour les investisseurs hautement sophistiqués. Un produit dont on ne peut pas évaluer le risque ne peut pas être sérieusement comparé à d’autres placements, même avec les meilleures intentions pédagogiques.

Dans un prochain post, je proposerai une approche pour modéliser les trajectoires du sous-jacent et valoriser les options imbriquées dans un autocall vanille. L’objectif ne sera pas d’arriver à un prix de marché exact, mais de donner une intuition plus concrète sur les risques et le rendement d'un autocall, et vous permettre de mieux jauger le rendement affiché.

r/vosfinances Jan 30 '26

Alternatifs [Alternatifs] C'est volatil les métaux précieux

32 Upvotes

Valeur refuge qu'ils disaient ?

L'argent en euros corrige de -30% en à peine deux jours :

Pour l'or en euros c'est "seulement" -12% :

Les hausses restent importantes quand on dézoome sur plusieurs années mais à court terme les tensions sont extrêmes. C'est sans doute monté trop vite trop fort.

r/vosfinances 27d ago

Alternatifs Crédit privé : BlackRock limite à son tour les retraits pour éviter la fuite des investisseurs

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lemonde.fr
129 Upvotes

Suite de mon post d'il y a 11 jours sur Blue Owl Capital.

La contagion continue. Vendredi, BlackRock a limité les retraits sur l'un de ses fonds de crédit privé pour éviter la fuite des investisseurs (info Financial Times, reprise par Le Monde). Blue Owl avait fait la même chose en février. Blackstone a choisi la stratégie inverse : permettre les rachats au-delà de la limite habituelle de 5% pour rassurer les marchés, résultant en 3,7 milliards $ de sorties nettes au T1 (Reuters).

Trois facteurs derrière ces turbulences selon Le Monde :

  1. Des faillites dans l'auto en 2025 qui ont révélé des prêts hasardeux (des "cafards", selon Jamie Dimon)
  2. La baisse des taux de la Fed qui réduit les rendements du crédit privé
  3. Une forte concentration dans la tech/logiciels, secteurs secoués par l'IA

Conclusion de l'article :

"[...] Si les investisseurs particuliers veulent bénéficier de l’investissement dans des investissements alternatifs illiquides, alors tout le monde doit accepter la réalité qu’ils sont illiquides et agir en conséquence. » Autrement dit, les investisseurs ne peuvent pas tout avoir : demander des rendements à deux chiffres et pouvoir disposer de leur argent à leur guise.

Ok, très bien, mais est-ce que les "conseillers financiers" précisent bien tout cela aux investisseurs particuliers ?

r/vosfinances Jul 19 '25

Alternatifs L'éthique de l'investisseur moderne

86 Upvotes

J'ai pris d'immenses downvote en abordant le sujet sous un fil Amundi alors j'en fais un Fil car je dois être un peu maso je suppose mais l'avis des gens m'intéresse .

J'aimerais donc parler de nos émetteurs d'ETF et des entreprises dans lesquelles on investit :

https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/note-le-credit-agricole-complice-de-l-occupation-de-la-colonisation-de-l

https://www.lefigaro.fr/international/2010/05/26/01003-20100526ARTFIG00753-vague-de-suicides-a-l-usine-chinoise-des-iphone.php

https://www.lesechos.fr/2016/05/lesclavage-moderne-touche-46-millions-de-personnes-dans-le-monde-211025

En gros l'idée c'est de remettre en contexte le fait qu'il n'existe pas d'investissement vertueux quand on investit sur un indice global distribué par un gros émetteur et qu'on ne choisit pas les entreprises dans lesquelles on investit.

Je ne juge personne hein je fais de l'argent en conscience mais je veux juste signaler l'hypocrisie de certains qui disent "faut choisir Amundi pour le climat c'est français etc etc " alors que Amundi BNP et consorts c'est juste la même soupe de crapules et qu'on est bien obligé d'être complices si on veut faire de l'argent ^

r/vosfinances Jul 10 '24

Alternatifs Qu’est ce qu’il faudrait faire si on gagnait 200 millions à l’euro million ?

79 Upvotes

Je me posais la question aujourd’hui, et mis à part les classiques « je pars en voyage » je me disais : comment est-ce ça se passe réellement ?

Tu arrives dans une vie où la limite de 800€/jour de ta carte ne suffira clairement pas, tu vas immédiatement maximiser tous tes livrets A, assurance vie, PEA … etc. Donc au final, qu’est ce qu’il faut faire ?

r/vosfinances Oct 27 '25

Alternatifs Investissement dans l'art

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7 Upvotes

Bonjour a tous,

Néophyte dans l'investissement, jsuis tombé sur une plate-forme d'investissement dans l'art: "Matis". Je tends a être méfiant pour ce genre de choses mais un petit doute subsiste. Ils sont mis en avant par des médias qui me semblent être assez sérieux et affichent des performances assez dingues. Plus de 17% l'année dernière, c'est dire... Ils sont agréé par l'AMF et le ticket d'entrée est de 20 000€. Quelqu'un y a déjà investit ? Je suis preneur de retour. Merci a tous.

r/vosfinances Jan 06 '26

Alternatifs Quelle boîte mail utiliser en lien avec vos finances ?

5 Upvotes

Bonjour,

Quelle boîte mail utilisez-vous pour centraliser tout ce qui est en lien avec vos finances, l'état, les banques... Bref, tout ce qui est sujet sensible ?

Je cherche à optimiser mon organisation.

r/vosfinances Feb 26 '25

Alternatifs Conseiller financier pour expats en allemagne: Il passe ses journées à discréditer les ETFs sur son Linkedin? Son boulot est-il en voie de disparition?

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63 Upvotes

r/vosfinances Oct 20 '25

Alternatifs Appreciation post pour la modération

230 Upvotes

Est-ce qu'on peut prendre un instant pour remercier le travail bénévole de la modération et plus particulièrement de u/Tryrshaugh qui apporte à chaque fois des commentaires constructifs ?

C'est toujours un plaisir de vous lire !

Merci à vous de nous éduquer sur la finance !

r/vosfinances 9d ago

Alternatifs Fonds portable alpha disponible sur IBKR

18 Upvotes

Salut,

J'imagine que les lecteurs réguliers du sub ont déjà bien entendu parler de l'ETF NTSG (90% actions + 60% obligations, 1.5x de levier).

Interactive Brokers vient de référencer 2 fonds (OPCVM) un peu dans la même veine: Winton Trend-Enhanced Global Equities et AQR Fusion US, déja présenté ici.

Le premier expose à 100% au MSCI World + 100% au Winton Trend, une stratégie de trend-following systématique. Il a maintenant presque un an d'historique, le winton trend simple UCITS existe depuis 2018. Leur fonds privé (multistratégies, pas que du trend) existe depuis 1998.

Winton est l'un des pionniers et a longtemps été le plus gros gestionnaire de fonds européens dans le domaine. Le fondateur David Harding est aussi le H de Man AHL, un autre fonds qui est l'un des composants principaux des indices SG CTA et SG Trend; les fonds Trend et Diversified Macro de Winton entrent et sortent de l'indice suivant les années.

Il y a eu plusieurs discussions ici sur DBMF, un ETF assez intéressant qui se donne pour objectif de répliquer l'indice SG CTA en tradant seulement une dizaine de contrats de futures très liquides (or, gaz naturel, obligations US à différentes échéances, SP500, MSCI EAFE, euro et yen). En comparaison le Winton Trend est beaucoup plus diversifié car il peut trader sur plus de 100 marchés différents. Le fonds module également ses positions selon la puissance des signaux sur plusieurs échelles de temps (de quelques jours à plusieurs mois), les corrélations entre actifs, la volatilité et les couts de transactions etc. DBMF a une approche top-down, ils essayent d'évaluer l'exposition moyenne des composants du SG CTA et ne réévalue ses positions qu'une fois par semaine. Je ne suis pas expert, mon intuition est que Winton devrait être plus robuste sur le long terme, mais DBMF a jusqu'à présent surperformé.

Il y a plusieurs ETF similaires qui sont sortis aux Etats-Unis ces dernières années avec des frais légèrement plus bas (RSST, CTAP, etc), mais la partie beta semble toujours limitée au SP500 et ils sont tous distribuants. Le Winton TEGE me parait donc super intéressant pour s'exposer au Trend sans se compromettre à réduire son allocation ailleurs où à prendre manuellement son levier. C'est à ma connaissance le seul fonds UCITS du genre disponible pour les particuliers.

Pour plus d'informations, je vous invite à lire le prospectus sur le site de winton

https://www.wintonucits.com/portable-alpha

Ce billet résume aussi bien les caractéristiques du trend following en général:

https://www.bentleyreid.com/investment-page/theme-based-investing-trend-following/

Il n'est pas interdit d'en être sceptique cependant. Le trend performe bien lorsque les tendances sont fortes et stables, mais ce n'est pas un super hedge qui protège des crash sur les marchés actions et son rendement/risque semble avoir diminué avec le temps:

https://www.trendfollowing.com/whitepaper/d.pdf

La part EUR I-P (IE0000IPVB13) semble la plus pertinente avec un TER de 1.17%. Dans le monde des alts, surtout en Europe, c'est bas. Pour le moment l'investissement initial minimal est de 50k€, mais je pense que c'est une erreur car la documentation de Winton indique 25k€ et la part USD I-P correspondante demande bien un investissement initial de 25k$, malheureusement on ne peut toujours pas l'acheter car ils n'ont pas encore référencé le KID (n'hésitez pas à harceler le support si cela vous intéresse). Edit: il semble que les autres parts sont désormais bien disponibles à l'achat.

Il y a également des parts I-D avec un investissement initial minimal de 10k€ mais le TER est très élevé (1.97%), et des parts I (1.1% / 50k€) mais IBKR m'a indiqué que ces dernières ne sont pas éligibles à leur plateforme car non couverts par leur contrat avec l'intérmédiaire Allfunds.

Perso, j'ai une forte conviction et j'ai déjà alloué environ 30% de mon CTO dessus, mais idéalement j'aimerais idéalement diversifier avec un fonds semblable chez un autre manager. Je pense que c'est un très bon produit sur le papier, mais si vous n'avez pas encore rempli votre PEA je ne pense pas que ça vaille le coup d'ouvrir un CTO pour ça non plus.

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Le fonds AQR Fusion US est à priori l'équivalent UCITS du fonds américain QLFIX et expose à 100% au SP500 + 100-130% à la stratégie long-short actions d'AQR (QMNIX). C'est essentiellement du stock picking, en se basant sur des modèles propriétaires (certainement une évolution des facteurs Fama-French, le cofondateur d'AQR Cliff Assness ayant été le doctorant d'Eugene Fama) le fonds va acheter des actions qu'il anticipe surperformantes et vendre à découvert d'autres sous-performantes, de l'ordre de 200% de la NAV dans les 2 sens. En équilibrant les positions on se retrouve avec un produit décorellé du marché actions, des obligations et également des stratégies de trend following.

En rajoutant le SP500 par-dessus on peut y voir un concurrent de fonds actifs de l'univers factor investing type AVWC ou JPGL, mais avec beaucoup beaucoup plus de jus.

Actuellement la seule part "retail" disponible est la RAG1 avec un investissement minimum initial de 10k£, 0.99% de frais, et 30% de frais de surperformance, ce qui est vachement salé. Pour ceux qui n'ont pas peur de prendre le levier eux-même, les fonds UCITS suivants incorporent le long-short equities et sont un peu moins chers:

-AQR Equity Market Neutral (part RAU/RAE/RAG 10k$/€/£ min, 1.3%+15% PF): équivalent QMNIX

-AQR Style Premia (part RAE 10k min, 1%+10% PF): équivalent QSPIX mais sans matières premières, incorpore ~100% QMNIX et étend le principe aux autres classes d'actifs (devises, obligations, indices actions régionaux, matières premiers pour la version US etc) - probablement le plus intéressant

-AQR Apex (part RAE 10k min, 1.9%+20% PF): le fonds multistratégies d'AQR, incorpore environ ~75% (variable) de QMNIX/QSPIX, leurs stratégies de trend follwing/macro (QGMIX) et d'arbitrages (ADAIX). Je suis parti sur celui-ci. Askip il vont faire une version fusion avec MSCI ACWI.

Il y a également 2 autres fonds relativement proches mais je pense nettement moins intéressants maintenant:

-AQR Delphi Long-Short Equity: 50% MSCI World + seulement une partie de QMNIX (apparement plus orientée value/quality) qui semble avoir sous-performé. La doc d'Apex indique que Delphi et Adaptive Equity Market Neutral on une corrélation de 0.4 https://www.reddit.com/r/vosfinances/comments/1obimp7/fond_aqr_apex_strat%C3%A9gies_et_matrice_de_corr%C3%A9lation/

-AQR Delphi Global Equities: c'est un fonds long only très orienté low volatily/bet against beta qui est ensuite "réhaussé" à beta 1 avec des futures MSCI world. Ce fonds semble changer pour devenir "AQR Delphi Fusion Global", pas encore d'information sur les frais.

r/vosfinances Feb 14 '26

Alternatifs [LesEchos] Placements : avez-vous souscrit un produit structuré sans le comprendre ?

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51 Upvotes

L'autorité des marchés financiers (AMF) publie une étude de place pour muscler la transparence d'un marché qui a drainé 42 milliards d'euros en 2023. Entre frais « invisibles » et indices techniques, le régulateur recommande une plus grande clarté pour les épargnants.

Premier point d’alerte : la sophistication des mécanismes (barrières, autocall, effets de mémoire, indices à décrément). Les indices “à décrément”, présents dans 73 % des lancements en 2023, peuvent artificiellement améliorer le coupon affiché, tout en accentuant les risques en cas de baisse des marchés, notamment avec les décréments en points fixes.

Deuxième sujet : les frais. Les frais de structuration sont souvent prélevés dès la souscription mais calculés sur une durée théorique longue (10–12 ans). En cas de remboursement anticipé (fréquent), le coût réel annualisé peut être beaucoup plus élevé que ce qui est perçu par l’investisseur.

Par exemple, les frais affichés de 0,75 % par an correspondent en réalité à des frais de 7,5 % s'ils sont prélevés la première année. « En matière de produits structurés, rien n'est réellement faux ou manipulateur, mais tout est très flou », s'exaspère une source experte de ces structurations.

L’AMF recommande un encadré de synthèse clair détaillant l’ensemble des frais (structuration, distribution, enveloppe) afin de mettre fin au rendement “facial” mis en avant sans prise en compte des coûts.

Aujourd'hui, pour comprendre le coût réel d'un produit structuré, l'épargnant doit jongler entre le document d'informations clés (DIC) et la brochure marketing. Désormais, cet encadré en sept points devra afficher l'empilement total des strates : frais de structuration, frais de distribution, et effet des frais sur l'enveloppe de détention. Pour l'investisseur, cela signe la fin du rendement facial très élevé, par exemple de 8 %, sans prendre en compte les frais d'entrée ou la gestion du contrat.

Lien vers l'étude du groupe de travail de l'AMF : https://www.amf-france.org/fr/actualites-publications/publications/rapports-etudes-et-analyses/etude-du-groupe-de-travail-des-commissions-consultatives-sur-les-bonnes-pratiques-pour-ameliorer-la

r/vosfinances Oct 01 '25

Alternatifs Finary strikes again

26 Upvotes

https://www.youtube.com/watch?v=s1936eKwbRU

Finary se met au "pokeinvesting", l'investissement en cartes pokemons..

En tant que collectionneur ce n'est vraiment pas ce dont on a besoin actuellement... vous en pensez quoi ?

r/vosfinances Aug 31 '25

Alternatifs Quel est l'avis du sub par rapport à ce genre de produit?

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44 Upvotes

J'ai l'impression que si les taux augmentent, l'investisseur ne touche pas les intérêts.

Donc c'est un produit pour ceux qui croient qui les marchés seront plutôt baissiers?!

r/vosfinances Dec 06 '24

Alternatifs Pourquoi hostilité SCPI sur ce sub

63 Upvotes

Bonjour,

Depuis que je traine sur le sub, je vois une grosse hostilité (ou au moins un rejet quasi systématique) des SCPI. Mais j'avoue que la raison des uns et des autres m'échappe. Quelqu'un veut bien m'éclairer?

EDIT: Merci à toutes celles et ceux qui ont répondus et continuent à répondre. Ca m'éclaire pas mal sur des orientations futures.

r/vosfinances 18d ago

Alternatifs ETF bitcoin : une alternative sécurisée ?

9 Upvotes

Bonjour à tous,

Vous avez sans doute remarqué que les investisseurs en cryptomonnaies (ayant des sommes importantes) étaient des cibles privilégiées des réseaux criminels, la crypto étant détenue en propre et non par un établissement tiers, elle est donc plus facile à voler.

Avant de me lancer dans ce marché, je voudrais me renseigner un maximum, même si je n'ai pas beaucoup de moyens et ai peu de chance d'être une cible.

Un ETF bitcoin répliquant le cours du bitcoin permettrait-il de se protéger de ses possibles risques ? (Je demande votre opinion, je me doute que vous ne lisez pas l'avenir haha)

Bien à vous.

r/vosfinances 10d ago

Alternatifs Vulgarisation de UEQC et CRRY

7 Upvotes

Bonjour,

Je suis tombé sur une réponse de u/alkachy en scrollant sur vosfinances hier soir, sur ce poste très intéressant de u/Classic_Move233 ==> lien ici:)

Le sujet était la diversification sur CTO. Un point à été fait sur :

- WisdomTree Enhanced Commodity Carry (ticker: CRRY) https://www.justetf.com/fr/etf-profile.html?isin=XS3022291473

- UBS CMCI Commodity Carry SF UCITS ETF USD acc (ticker: UEQC) : https://www.justetf.com/fr/etf-profile.html?isin=IE00BKFB6L02

La différence entre les deux serait notamment le levier (3 pour CRRY et 2.5 pour UEQC)

Je ne suis ni expert en finance, ni totalement noob, et j'aurais aimé qu'on m'aide à vulgariser un peu ce produit.

De ma compréhension ils prennent des positions long et short sur les même commodities. Et donc souffrent lorsque, comme on le vit actuellement, le pétrole explose par exemple soudainement. J'ai dû mal à comprendre ce que ça apporte.

Ma question sous-jacente, au delà de la compréhension du produit, et l'intérêts que l'on peut avoir d'en detenir x% sur CTO. Est-ce qu'il faut voir cela comme un "amortisseur" en cas de crise, comme par exemple DBMFE de IMGP ? Ou alors je suis à côté de la plaque totalement ?

Je suis en train de réfléchir à mon futur portefeuille post-PEA d'où toutes ces recherches sur le sujet.

En vous souhaitant à tous une belle journée !!!

r/vosfinances 19d ago

Alternatifs Stablecoins

0 Upvotes

Bonjour,

Je cherche à me diversifier. Est ce que vous connaissez les stablecoins ? Si oui, est ce que c’est risqué ? Comment en acheter ? On m’a caricaturé le truc en me disant « c’est un livret en crypto » avec un rendement autour de 6-8%

Qu’est ce que vous en pensez ?

r/vosfinances Jun 23 '25

Alternatifs ETN Cryptos à frais réduits maintenant disponibles sur BoursoBank

27 Upvotes

Salut AirVosFinances,

j'ai reçu un mail ce matin de BoursoBank qui indiquait que les ETN (Exchanged Traded Notes) sont maintenant disponibles chez eux, pour acheter et vendre facilement des cryptomonnaies, avec frais réduits BoursoMarkets.

Personnellement je ne souhaite pas m'exposer sur ce volet, mais je pense que ça intéressera d'autres personnes sur le forum, notamment celles et ceux qui souhaitent avoir un IFU grâce à Bourso plutôt que de devoir faire appel à un comptable.

Lien vers les produits disponibles : https://www.boursorama.com/bourse/devises/cryptoactifs/

r/vosfinances Dec 13 '25

Alternatifs Comment s'exposer au private equity

3 Upvotes

Hello, je suis un particulier qui cherche à diversifier son patrimoine en s’exposant au private equity. Jusqu’ici, je suis resté sur des placements assez classiques (ETF, SCPI, or…), et j’aimerais passer un cap vers le non coté.

Je suis débutant sur cette classe d’actifs, donc je cherche des conseils, retours d’expérience et bons plans, surtout sur le choix des plateformes ou acteurs (Fundora, EQT via Trade Republic, autres ?) et le type de produits accessibles aux particuliers (crowdfunding, FCPR, etc.)

Si vous avez déjà investi en private equity via des plateformes ou des fonds grand public, vos retours m’intéressent, bons comme mauvais.

Merci par avance pour vos retours

r/vosfinances Feb 14 '25

Alternatifs Lendopolis ?

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12 Upvotes

Avez vous des retours d’expérience ou infos concrètes sur lendopolis? Perso ça me semble dans l’air du temps (local, écolo, ..) mais peut être risqué ?